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Quand il ne reste que l'espoir d'un jour avoir notre enfant
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Il y a un an à peine, tout allait bien.
Après plusieurs années, on s’était retrouvées, prêtes à donner une vraie chance à notre amour. On se lançait dans de beaux projets, portées par l’espoir : en octobre, on achetait notre maison, et en novembre, j’apprenais que j’étais enceinte grâce à une insémination.
On croyait enfin que la vie nous souriait. Notre amour n'avait plus de limite.
Puis, tout a basculé.
En décembre, à peine quelques jours après avoir pris possession de la maison, on découvre que c’est un cauchemar : des vices cachés, des dommages partout… L’estimation des travaux grimpe jusqu’à 60 000 $, sans compter le coût des experts que nous avons dû engager et les coûts astronomiques des avocats.
Et comme si la vie voulait nous arracher le peu de lumière qu’il nous restait, le 23 décembre, j’ai fait une fausse couche.
Ce jour-là, tout s’est arrêté.
Les rêves, les projets, la joie… tout s’est effondré en un instant.
On est restées là, dans le silence, à essayer de respirer dans un vide immense.
C’était notre petit miracle, notre lumière au bout du tunnel — et il nous a glissé entre les doigts.
Depuis, on tente de se relever.
Mais c’est difficile de se battre sur tous les fronts à la fois : la maison qui s’effrite, les dettes qui s’accumulent, le cœur brisé, la fatigue, et cette peur constante de ne jamais y arriver.
Nos économies, celles qu’on voulait garder pour notre famille, se sont envolées dans la maison. On n’a plus de coussin, plus de marge, juste la volonté de continuer.
Ma santé mentale s’effrite, mais même pour consulter, il faut de l’argent qu’on n’a plus. Et malgré tout, on essaie encore, parce qu’on veut croire que quelque chose de beau peut renaître de toute cette douleur.
Mais la claque de trop : on apprend que je ne suis plus couverte par la RAMQ pour les traitements de fertilité à cause de faille dans le système. Notre dernière insémination nous coûte 2 000 $, et elle échoue.
Maintenant, il ne reste que l’in vitro, à plus de 10 000 $ pour un premier cycle, et 3 000 $ pour chaque tentative suivante.
On ne vit pas dans le luxe. On ne voyage pas, on ne dépense pas inutilement. On a diminué les sorties avec Éli, mon garçon de 8ans, qui doit lui aussi, composer avec le fait que maman n'a plus d'argent. On tente même de vendre ma voiture pour couper les coûts. Mais malgré tous les sacrifices, on n’y arrive plus seules.
Ce sociofinancement, c’est notre dernière lumière.
On ne cherche pas la pitié — seulement un peu d’aide pour continuer à croire, pour ne pas abandonner ce rêve de devenir mamans. Et le rêve à Éli d'avoir un bébé chez maman et pouvoir être un grand frère exceptionnel. Les fonds amassés nous permettrons d'aller de l'avant avec le processus d'in vitro.
Chaque don, chaque partage, chaque mot d’encouragement compte.
Merci, du fond du cœur, à ceux et celles qui prendront le temps de lire, de partager ou de contribuer.
Votre geste, aussi petit soit-il, peut changer notre histoire.




