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Il n’est pas facile de trouver les mots pour raconter une année comme celle que nous venons de traverser et encore moins demander une telle aide…
Il y a un an, nous avons commencé à rêver sérieusement de devenir parents. Comme beaucoup de couples, nous pensions que ce serait un chemin naturel, rempli d’espoir et de petits moments simples.
Mais très vite, nous avons compris que notre parcours serait différent.
En 2023–2024, Chloé a reçu un diagnostic de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Nous avons commencé un suivi médical et un traitement avec metformine, puis letrozole afin de stimuler l’ovulation. Pendant plusieurs mois, notre vie s’est organisée autour des cycles, des rendez-vous médicaux, des tests et de l’attente.
Après 6 à 7 mois d’essais, le matin du 7 juin 2025, deux lignes sont apparues sur un test de grossesse.
Nous n’y croyions presque pas.
Ce qui rend ce moment encore plus étrange, c’est que ce mois-là, Chloé n’avait même pas pris son letrozole. Comme si, au moment où nous avions un peu relâché la pression, la vie avait décidé d’arriver.
La joie était immense. Nous étions prudentes, mais profondément heureuses.
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La première perte
Le 4 août, un saignement abondant est survenu sans avertissement.
Nous avons passé 14 longues heures à l’urgence, suspendues entre espoir et peur.
Puis l’échographie est arrivée.
Le petit cœur battait.
Le bébé bougeait.
Un soulagement immense.
Dans les jours suivants, les saignements sont devenus du simple spotting et une autre échographie semblait rassurante. Nous avons recommencé à croire que tout irait bien.
Mais dans la nuit du 8 au 9 août, à presque 14 semaines de grossesse, tout a basculé.
Le mal de dos.
La perte des eaux dans le lit.
Les contractions.
À l’hôpital, le médecin est entré dans la chambre et a prononcé une phrase que nous n’oublierons jamais :
« Ce ne sont pas de bonnes nouvelles. »
Nous venions de perdre notre bébé, un petit garçon selon la gynécologue…
Cette épreuve nous a profondément bouleversées, mais elle n’a pas éteint notre désir de fonder une famille.
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Une nouvelle grossesse… et un nouvel espoir
À l’automne, nous avons appris que nous étions de nouveau enceintes.
Cette grossesse était remplie d’émotions contradictoires :
une immense joie… mais aussi une peur constante.
Chaque rendez-vous était un mélange d’espoir et d’angoisse.
Et pourtant, les semaines passaient. Nous commencions doucement à croire que cette fois, peut-être, tout irait bien.
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Le 16 février : tout bascule
À 20 semaines et 6 jours de grossesse, une rupture prématurée des membranes (PPROM) est survenue.
À partir de ce moment, chaque journée est devenue une bataille.
Une bataille pour gagner du temps pour notre bébé.
Chloé à été hospitalisées à l’hôpital de Joliette pendant une semaine où elle était alité. Chaque matin, nous espérions simplement passer une journée de plus sans infection, sans contractions.
Chaque heure, chaque jour comptait.
À 22 semaines, nous avons été transférées au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) pour recevoir les soins spécialisés nécessaires aux grands prématurés.
Nous avons rencontré :
• obstétriciens
• néonatalogistes
• travailleurs sociaux
• intervenants en soins spirituels
Chaque discussion était difficile. On nous parlait de statistiques, de risques, de décisions impossibles.
Mais nous avons choisi de continuer à nous battre pour notre bébé.
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Le 6 mars et la nuit du 7 mars : le moment que nous redoutions
À 23 semaines et 4 jours, le cœur de notre bébé est soudainement entré en bradycardie sévère.
Tout s’est déroulé très vite.
Chloé a été transportée d’urgence en salle d’opération. Une césarienne d’urgence a été pratiquée pour tenter de sauver notre petite fille.
Notre fille, Livia, est venue au monde beaucoup trop tôt.
Malgré les efforts extraordinaires de l’équipe médicale et la force de notre petite fille pendant près de 60 heures, nous avons dû prendre la décision la plus difficile de notre vie : lui permettre de partir paisiblement dans nos bras, entourée de notre famille.
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Apprendre à vivre avec l’absence
Depuis, nous apprenons à vivre avec un vide immense.
Livia fera toujours partie de notre famille.
Elle restera pour toujours notre petite fille.
Nous essayons maintenant de traverser ce deuil, tout en continuant à avancer vers notre rêve de devenir parents.
Une partie des dons servira également à nous permettre d’avoir accès à un suivi psychologique afin de nous accompagner à travers ce deuil et les étapes à venir.
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Le chemin qui nous attend
Après une rupture prématurée des membranes aussi précoce et une fausse couche tardive, les médecins recommandent un suivi approfondi en fertilité et en médecine materno-fœtale avant de tenter une nouvelle grossesse.
Cela signifie plusieurs examens spécialisés, analyses et suivis médicaux. Certains tests plus poussés pourraient nous aider à identifier une cause sous-jacente aux complications que nous avons vécues et, possiblement, orienter les médecins vers des traitements préventifs pour une future grossesse.
Nous envisageons également la possibilité que la prochaine grossesse soit portée par moi, afin de mettre toutes les chances de notre côté et de poursuivre notre rêve de devenir parents malgré les épreuves traversées.
Même au Québec, plusieurs de ces démarches ne sont pas entièrement couvertes par la RAMQ, notamment certains tests spécialisés, les médicaments de fertilité et certains traitements offerts en clinique. Un parcours de fertilité peut rapidement représenter plusieurs milliers de dollars.
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Les frais indirects
Notre parcours implique aussi de nombreux frais liés aux soins :
• déplacements fréquents entre Lanaudière et Montréal
• stationnements hospitaliers
• séjours prolongés près de l’hôpital
• repas et hébergement
• médicaments non couverts
Ces coûts s’accumulent rapidement lorsque les suivis spécialisés se prolongent.
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Pourquoi nous partageons notre histoire
Nous partageons aujourd’hui notre histoire d’abord pour honorer la mémoire de notre très chère Livia en lui offrant un endroit juste pour elle. ⚱️️
Mais aussi parce que nous voulons continuer à avancer (éventuellement sans presse) vers notre rêve le plus profond : devenir parents.
Chaque don, chaque partage et chaque message de soutien nous aidera à traverser ce deuil et à poursuivre ce chemin.
Merci du fond du cœur de prendre le temps de lire notre histoire et de soutenir notre famille. ❤️





