Libérer 2 femmes trans de la prison au Cameroun

Shakiro et Patricia, 2 jeunes femmes trans sont en détention provisoire à la prison centrale de New-Bell depuis le 09 février dernier.

La vidéo de leur arrestation fait le tour des réseaux sociaux depuis quelques jours. On les aperçoit escortées par des éléments de la gendarmerie et de la police. L’une arbore une longue robe noire et le deuxième, la tête recouverte de tresses longues de couleur jaune, porte une culotte et une sacoche autour des reins. Les deux prévenues ont été arrêtées le 08 février dernier par les éléments de la gendarmerie de Nkolouloun-Douala.

Selon des sources, elles ont été interpellées alors qu’elles mangeaient dans un restaurant. « Parce qu’elles n’étaient pas habillées comme tout le monde, on a signalé à la police qui est venue les arrêter », confie une source. Elles sont en détention provisoire à la prison centrale de New-Bell depuis le 09 février dernier pour : homosexualité, outrage privé à la pudeur et défaut de carte nationale d’identité. Elles ont comparu au Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo.

C’est le ministère public qui s’est saisi de l’affaire. Selon Maitre Alice Nkom, il s’agit d’une violation des droits de l’Homme. « L’arrestation a été illégale. Elles n’étaient pas en flagrant délit », note-t-elle. Selon l’article 347 en son alinéa 1 du code de procédure pénal : « est puni de 6 mois à 5 ans fermes et d’une amende de 20000 à 200000 toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». Maitre Alice Nkom qui accompagnera l’avocat Richard Tamfu dans la défense des accusés parle également de la violation du caractère sacré et inviolable de la vie privée.

« Cette arrestation est une violation les principes de la constitution, de la hiérarchie des normes, de la primauté donnée aux lois internationales. Il s’agit d’une protection internationale de l’homme. La Cour suprême est l’organe qui doit dire comment appliquer la loi dans l’ordre, comment l’interpréter, a rendu un arrêt dans ce sens. Il s’impose aux juges inférieurs. La loi prévoit que dans le cas où l’arrestation viole la loi de cette manière, le juge doit appliquer l’habeas corpus c’est-à dire ordonner la libération immédiate de cette personne », conclut-elle savoir. L’affaire a été renvoyée au 10 mars prochain.

Cet argent servira aux frais d'avocats, aux différentes dépenses engagées pour les libérer et s'occuper de leur survie les mois qui vont suivre et même peut-être les faire quitter le Cameroun, car leur vie sera dorénavant en danger partout.
Cet argent sera remis à Maître Alice Nkom qui défend les personnes LGBTQ+ au Cameroun depuis plusieurs décennies.

Merci pour votre solidarité et générosité.
Chaque don peut faire une différence dans les vies de ces personnes qui subissent la violence et le rejet même de la famille.
  • marie Noël ATSASSI 
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    • 7 mos
  • Boris Messobo 
    • $20 
    • 7 mos
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    • 7 mos
  • M N 
    • $5 
    • 7 mos
  • Myleine f Pouya tolale 
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    • 7 mos
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Organizer

Fabrice Nguena 
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