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Bonjour !
Voici l’histoire d’Alassa et Ruth, un gentil couple du Cameroun.
J’ai eu la chance de rencontrer Alassa lors d’une journée de bénévolat pour Moisson Estrie chez un maraîcher qui vend son produit moins cher à l’organisme étant donné que nous sommes la main d’œuvre. Il était très travaillant pour maximiser son temps pour la cause. À la fin de la journée, je me suis rendu compte qu’il voyageait à vélo (figurez aller retour Sherbrooke - St-François Xavier en vélo avant et après de la récolte de légumes). Je lui ai donc offert de faire le transport avec lui dans ma voiture la fois suivante.
Le 18 octobre, puisque nous avions du temps en auto, nous avons discuté et j’ai appris son parcours migratoire.
Ils ont eu l’opportunité de venir au Canada pour quitter le climat tendu du Cameroun, quelqu’un leur ayant promis un statut de travail et un emploi qui leur permettait de gagner suffisamment d’argent pour en mettre de côté et accueillir leurs 3 enfants de 12 ans et moins. En attendant, pour l’explication, la sœur de Ruth prend inconditionnellement soin des enfants.
Or, cette personne leur a joué dans le dos; le permis n’a pas pu être honoré par l’entreprise qui s’est avérée fermée. Puisqu’ils avaient tout laissé derrière eux et avaient pris leurs économies pour payer l’avion et venir ici au Canada, à Regina, ils se sont retrouvés sans rien.
Pour avoir un coup de pouce alimentaire, ils ont rencontré Luis à Moisson Estrie qui leur a offert de l’aide alimentaire; Alassa, ne voulant pas rester à rien faire, a offert son temps en bénévolat. Il est ici pour servir et non pour se tourner les pouces.
Alassa détient une licence de son pays en agro-alimentaire; malheureusement, la démarche est compliquée voire impossible pour avoir un permis d’études, faire reconnaître ses acquis, poursuivre l’université et travailler dans son domaine.
Un ami de Sherbrooke les a fait venir ici et ils ont trouvé une personne pour les héberger le temps qu’il faut; Ruth a réussi à trouvé un emploi comme préposée aux bénéficiaires. Le loyer coûte un montant d’argent qui leur laisse tout juste de quoi envoyer des sous en Afrique pour leurs enfants et survivre tout juste.
Alassa a fait sa visite médicale pour assurer les autorités qu’il aurait la santé de vivre ici sans être un poids pour la société. Cela lui permettra d’avoir un permis de travail ouvert bientôt. En attendant, le même ami cité précédemment est allé à Montréal pour qu’Alassa puisse avoir un autre permis temporaire. Il a réussi à trouver un emploi en travaux sanitaires et autres.
Le 26 novembre, si tout va bien dans la démarche, je l’accompagnerai aux portes ouvertes de 24-juin pour qu’il s’inscrive au cours de préposé aux bénéficiaires et éventuellement rejoindre sa conjointe dans cet emploi au service des autres.
Entretemps, Marie-Hélène et moi leur avons trouvé un logement qui leur permettra d’être dans leur « bulle » à l’inverse d’être au sous-sol de quelqu’un d’autre. Le 29 novembre, un camion a été loué pour faire le tour de quelques généreux donateurs pour des meubles. Ensuite, ils emménageront dans leur nouveau petit nid. Éventuellement, les marches gravies leur permettront d’amasser suffisamment de sous pour faire venir leurs 3 beaux enfants, ce qui est le but ultime.
Je prends une chance de créer ce Gofundme pour leur permettre d’avoir des sous pour leur première épicerie d’appartement autonome et soutenir l’inscription aux études d’Alassa (il a droit à ces études puisque c’est une courte formation).
Merci de votre générosité,
Jonathan et Marie-Hélène

