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Après la grêle, construisons ensemble la Ferme de 2mains
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Je suis Marc Faugeron, agriculteur bio à Bias et Clairac, dans le Lot-et-Garonne.
Fin août, un violent épisode de grêle a frappé notre ferme de Bias. En quelques minutes, la couverture de nos serres en verre a été entièrement détruite. Les cultures de plein champ ont elles aussi été très fortement touchées.
Une partie des légumes sous serre est encore debout. Mais le sol et les plantations sont maintenant recouverts de milliers de morceaux de verre. Avant de pouvoir récolter ce qui peut encore l’être, retravailler la terre et relancer les cultures, nous devons sécuriser les lieux, ramasser le verre et réparer les serres.
Je ne vais pas vous mentir... voir des années de travail détruites en quelques minutes est très difficile. Derrière ces images, il y a une équipe, des légumes que nous avions plantés et toute l’énergie que nous avions consacré à faire vivre cette ferme. Aujourd’hui, il faut trouver comment repartir.
Pourquoi avons-nous besoin d’aide ?
Nos serres en verre n’étaient pas assurées contre la grêle. Cette garantie ne fait pas automatiquement partie de notre contrat multirisque agricole. Elle nécessite une couverture spécifique dont le coût est devenu hors de portée pour notre exploitation.
Nous devons donc aujourd’hui trouver nous-mêmes les moyens de sauver et de reconstruire cet outil de production.
C’est difficile de demander de l’aide. Mais aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour nous relever, reprendre notre travail et reconstruire la ferme sur un nouveau modèle collaboratif.
Si je lance cette cagnotte, ce n’est pas seulement pour réparer des vitres de serres. C’est pour préserver une ferme, remettre une équipe au travail et continuer à produire des légumes bio ici, dans le Lot-et-Garonne.
Depuis la grêle, la destruction des serres et les dégâts sur nos cultures de plein champ, la ferme de Bias est presque à l’arrêt et ne génère quasiment plus de recettes. Pourtant, les dépenses et charges continuent, et chaque semaine qui passe rend la reprise un peu plus difficile.
Les fonds récoltés grâce à cette cagnotte doivent nous permettre de traverser cette période, de maintenir les emplois indispensables et de mener les chantiers nécessaires pour sauver la ferme. Ils serviront à financer les dépenses et les investissements présentés plus bas, mais aussi à assurer une continuité jusqu’à la reprise de la production.
Ce que nous voulons sauver
La ferme de Bias, c’est un outil agricole déjà existant et fonctionnel, avec :
- 1,2 hectare de serres en verre, soit 12 000 m²
- 6 500 m² de serres plastiques
- une station de conditionnement de 2 000 m² avec des chambres froides et des bureaux
- le matériel nécessaire à la production
- une équipe qui connaît la ferme et son métier
- un bail agricole portant sur 19 hectares à Bias pour les grandes cultures
Le projet complet de reprise, de réparation et de relance est estimé à environ 500 000 €.
Les sommes collectées seront versées sur le compte de l’association et consacrées à La Ferme de 2mains. Selon les montants réunis et les urgences, elles serviront notamment à :
- sécuriser le site et ramasser le verre
- acheter les équipements de protection, le matériel et les fournitures nécessaires
- prendre en charge les dépenses directement liées aux chantiers participatifs, notamment les repas des bénévoles
- financer temporairement tout ou partie d’un ou deux emplois indispensables au sauvetage et à la relance de la ferme
- régler les dépenses essentielles engagées depuis la grêle
- réparer les serres, relancer les cultures et constituer le fonds de roulement nécessaire aux premiers mois
- préparer et mettre en place la future structure collective
Nous ne demandons pas à la cagnotte de porter seule l’intégralité de ces 500 000 €. Elle constitue une première pierre. Elle doit permettre de répondre aux urgences, de commencer à reconstruire et de montrer aux banques, aux institutions et aux futurs partenaires qu’une vraie mobilisation existe autour de cette ferme.
Votre don, même modeste, contribuera à cette reconstruction. Il n’est pas nécessaire de pouvoir donner beaucoup pour nous aider : chaque contribution compte pour avancer et préparer la renaissance de la ferme.
Hier, je produisais pour vous. Demain, je veux produire avec vous.
Depuis des années, vous êtes nombreux à venir chercher nos légumes bio, à commander nos paniers ou à nous retrouver chaque semaine sur le marché. Vos commandes ont permis à cette ferme d'exister et de faire vivre son équipe.
Aujourd’hui, je voudrais que celles et ceux qui le souhaitent puissent devenir plus que de simples clients.
Nous voulons construire à Bias une ferme collaborative dans laquelle les consommateurs pourraient mieux comprendre comment leurs aliments sont produits et comment se construit leur prix, participer aux réflexions et prendre part aux grandes orientations du projet.
Il ne s’agit évidemment pas de demander aux clients de devenir agriculteurs. La production et les décisions techniques resteront entre les mains de professionnels. Mais chacun pourra contribuer à sa manière : en achetant les produits de la ferme, en apportant des idées ou des compétences, en donnant ponctuellement un coup de main ou, plus tard, en devenant associé de la future structure.
Nous recherchons aussi des personnes souhaitant participer à cette intelligence collective : partager leur expérience, apporter des compétences, ouvrir leur réseau et réfléchir avec nous au fonctionnement et à l’avenir de la ferme. Le projet est encore à construire, et chacun peut y trouver sa place.
Une ferme portée par une SCIC
Le projet sera d’abord porté par une association de préfiguration, puis nous souhaitons créer une SCIC : une Société coopérative d’intérêt collectif.
Cette future structure aurait vocation à exploiter les serres et les terres, reprendre le matériel, employer directement l’équipe de production, relancer les cultures et vendre les produits de la ferme.
Sa gouvernance réunirait plusieurs collèges: l’équipe de production, les clients-consommateurs et les partenaires du projet. L’objectif est que les grandes orientations se construisent ensemble, en croisant les expériences et les besoins de chacun.
Le réseau existant des Paniers de Marc pourra également continuer à apporter des débouchés et son savoir-faire commercial et logistique.
Qui reçoit et gère les dons ?
Face à l’urgence, la collecte est actuellement portée par l’association La Ferme de Nello. Nous avions créé cette association pour préfigurer un autre projet coopératif qui reposait déjà sur la création d’un lien plus fort entre producteurs et consommateurs.
Nous engageons les démarches pour la renommer et modifier son objet afin qu’elle devienne l’association de préfiguration de La Ferme de 2mains. Une nouvelle association distincte sera créée pour poursuivre le projet initial de Nello.
Les sommes collectées seront suivies séparément et consacrées à La Ferme de 2mains : sécurisation du site, travaux, reprise des équipements, relance de la production, structuration du projet et constitution du fonds de roulement nécessaire au sauvetage et à la transition.
Comment nous aider ?
Vous pouvez bien sûr participer à la cagnotte, quel que soit le montant. Où que vous soyez, votre soutien peut nous aider à nous relever.
Vous pouvez aussi nous aider en partageant cette page autour de vous. Si vous connaissez une entreprise, une fondation, un financeur, un journaliste ou une personne susceptible de nous ouvrir une porte, cette mise en relation peut être tout aussi précieuse.
Si vous ne pouvez pas donner, partagez simplement cette cagnotte à 2-3 personnes autour de vous, c’est déjà une vraie aide.
La grêle a cassé nos serres. Elle ne doit pas mettre un terme à cette ferme. Ensemble, relevons cette ferme et construisons la suite.
Merci à toutes celles et ceux qui nous aideront à la relever et à construire la suite avec nous.
Marc Faugeron
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PRESSE:
Actu.fr 02 septembre 2026 : La grêle ravage la ferme de ce maraîcher du marché de Pessac : sa survie ne tient plus qu'à ses clients
Sud-Ouest 04 septembre 2026 : « On modélise l’avenir » : après le ravage de ses serres par la grêle, ce maraîcher bio veut céder son outil de travail à ses clients
La Dépêche 09 septembre 2026 : "Ramasser les plaques et les milliers de morceaux de verre" : après le désastre de la grêle, le maraîcher Marc Faugeron appelle à une reconstruction collective
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Vidéo de mon intervention sur le marché de Pessac le 1er septembre :





