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Je m’appelle Maxime Gagné. Je suis neurodivergent et je vis avec l’autisme et le syndrome Gilles de la Tourette. Il y a un an, j’ai lancé EnDroit.ca avec une idée simple : quand on se retrouve seul devant la justice, on devrait au moins pouvoir comprendre ce qui nous arrive.
Je sais de quoi je parle. Je suis passé par là.
Depuis, EnDroit.ca est devenu une plateforme d’entraide citoyenne : des guides gratuits pour se défendre sans avocat, des ressources pour comprendre la DPJ, les tribunaux, les ordres professionnels, et des réponses, une à une, aux centaines de personnes qui nous écrivent. Beaucoup d’entre elles sont vulnérables, neurodivergentes ou en situation de handicap, et n’ont nulle part ailleurs où poser leurs questions. On les a accompagnées à nos propres frais, sans rien leur demander.
J’ai tenu tout ça à bout de bras, avec des dizaines de milliers de dollars sortis directement de ma poche, et avec des collaborateurs qui donnent leur temps sans compter : recherche, rédaction, vérification, et des heures à répondre à tous ceux qui nous écrivent. Pas d’abonnement, pas de mur payant : l’information est restée gratuite pour tout le monde. Je voulais d’abord prouver que ça répondait à un besoin réel avant de demander quoi que ce soit à qui que ce soit.
La preuve est faite. Des milliers de personnes utilisent nos guides chaque mois. Des centaines de témoignages nous sont arrivés de partout au Québec, et nous avons commencé à bâtir de vrais dossiers documentés pour les familles aux prises avec la DPJ, à partir de leurs récits, des décisions et des rapports publics. Et derrière chaque message qu’on reçoit, il y a un parent qui essaie de comprendre ce qui arrive à sa famille, une personne qui doit se présenter seule devant un juge, quelqu’un qui ne sait plus vers qui se tourner.
On ne peut pas régler ces problèmes. On n’est pas un cabinet d’avocats, on ne donne pas de conseils juridiques. Mais on peut écouter, documenter, orienter, et rendre visible ce que personne ne regarde.
## Ce qu’il manque maintenant
Des journalistes chevronnés, dont certains ont passé des années dans les grands médias québécois, m’ont écrit pour offrir leur aide. Les sujets sont là. Les témoignages sont là. Les enquêtes sont prêtes à commencer.
Ce qui manque, c’est les moyens de les payer.
## L’objectif : 100 000 $
Les dons serviront à rémunérer les gens qui font le journal : journalistes, recherchistes, collaborateurs, et les personnes qui, comme moi, y travaillent à temps plein depuis un an sans salaire. C’est ce qui permettra de passer d’un projet porté par quelques personnes à un média citoyen d’envergure, qui parle des vraies choses, sans le filtre des grands médias.
Ils serviront aussi aux enquêtes elles-mêmes — demandes d’accès à l’information, documents judiciaires, déplacements, vérification des faits — et à ce qui fait tenir la plateforme au quotidien : hébergement, sécurité, outils, administration.
Et ils serviront, selon les moyens disponibles, à aider directement des personnes qui risquent d’abandonner une démarche faute de quelques centaines de dollars : un billet d’autobus jusqu’au palais de justice, des frais de greffe, un huissier. La justice devient théorique quand on ne peut pas payer ça. Cette aide sera accordée au cas par cas, selon des critères publics, sans garantie de résultat.
Je rendrai compte régulièrement de l’utilisation des fonds.
Pour des raisons administratives, les fonds seront reçus par une tierce personne désignée comme bénéficiaire et seront entièrement affectés aux usages décrits dans cette campagne.
## Ce qu’un don n’achète pas
Un don ne donne droit à rien : ni couverture, ni enquête, ni traitement favorable. Personne ne choisira nos sujets, ne dictera ce qu’on publie ou ce qu’on retire. C’est la seule façon de protéger les gens qui nous font confiance en témoignant — et vous, qui nous lisez.
## Si vous pouvez
Chaque don nous rapproche d’un média citoyen qui enquête là où les citoyens voient des problèmes, même quand c’est difficile, même quand personne d’autre ne regarde.
Si vous ne pouvez pas donner, partagez. Ça compte tout autant.
Merci d’avoir lu jusqu’ici.
Maxime Gagné
Fondateur, EnDroit.ca
*Les contributions à cette campagne ne sont pas des dons de bienfaisance et ne donnent pas droit à un reçu d’impôt.*





