- S
- 鐵

XR Rutshuru continue la lutte en RDC face aux fossiles !
0% complete
€5,232 raised of €15K
35 donations
(French and Italian below, other languages will follow soon)
In May 2025, the state of DRC launched a new licensing round involving 52 new oil blocks, in addition to three previously granted blocks, making a total of 55 blocks in Earth Insight’s analysis. According to this geospatial analysis, the area covered totals approximately 124 million hectares. The findings are particularly worrying: the blocks analysed cover approximately 8.3 million hectares of protected areas, 8.6 million hectares of key biodiversity areas and 66.8 million hectares of intact tropical forests. Earth Insight also estimates that these areas could directly affect nearly 39 million people. A significant proportion of the blocks are located in the Central Basin, a region comprising vast forests, wetlands and peatlands.
In several regions of the DRC, civic and environmental activism is still not sufficiently embedded within communities. Many citizens do not yet have the information and tools needed to understand the issues surrounding oil and mining projects and large-scale extractive infrastructure. Campaigning activities will therefore be carried out in Mambasa, Byakato, Lubero, Oicha, Eringeti and Kyavinyonge – regions situated on the fringes of protected areas, notably Virunga National Park in North Kivu and the Okapi Wildlife Reserve (RFO) in Ituri Province. Your donation will help to organise public forums and training sessions for local stakeholders, particularly in the six targeted areas (£6,700); cover transport and catering costs for young volunteer activists during the activities (£2,500); and fund the production of educational materials and publicity (£1,500), totalling £10,700.
Thank you for your support !
--- FR ---
La RDC est devenue un territoire stratégique dans la compétition mondiale pour les minerais nécessaires aux industries technologiques et à la transition énergétique. Le cuivre et le cobalt avec plus de soixante-dix pourcents des réserves connues occupent une place centrale dans l’économie congolaise. La croissance récente du pays reste fortement liée au secteur extractif, notamment à la production de cuivre et de cobalt. Dans l’est du pays, le coltan, l’or et d’autres minerais sont également au cœur d’enjeux économiques, environnementaux et sécuritaires. Le problème n’est donc pas l’existence des ressources. Le problème est le modèle d’extraction : lorsque les ressources sont exploitées sans protection suffisante des écosystèmes, sans participation effective des communautés, sans transformation locale et sans mécanismes solides de redistribution, l’extraction peut produire les inégalités au lieu de les réduire. Dans beaucoup de régions, les ressources naturelles sont également liées aux conflits et à l’économie des groupes armés. La RDC possède déjà une expérience pétrolière à Muanda dans le Kongo central, notamment à travers les activités de Perenco. En juillet 2026, Human Right Watch a publié une enquête sur les activités pétrolières à Moanda, faisant des risques de pollution et des préoccupations environnementales. A cela s’ajoutent des discussions engagées entre la RDC et l’Ouganda concernant l’utilisation de l’East African Crude Oil Pipeline ( EACOP) pour le transport éventuel du pétrole congolais provenant de la région du lac Albert. Il est inacceptable que la RDC se contente de devenir un fournisseur supplémentaire de pétrole et des minerais pour l’économie mondiale tout en restant confrontée à la pauvreté et à la destruction de l’environnement.
En mai 2025, la RDC a lancé une nouvelle procédure d’attribution portant sur 52 nouveaux blocs pétroliers, auxquels s’ajoutent trois blocs précédemment attribués, soit 55 blocs au total dans l’analyse d’Earth Insight. Selon cette analyse géo spatiale, l’ensemble couvre environ 124 millions d’hectares. Les résultats sont particulièrement préoccupants : les blocs analysés recouvrent environ 8, 3 millions d’hectares d’aires protégées, 8, 6 millions d’hectares de zones clés pour la biodiversité 66, 8 million d’hectares de forêts tropicales intactes. Earth Insight estime également que ces zones pourraient directement affecter près de 39 millions des personnes. Une partie importante des blocs concerne la cuvette centrale, une région comprenant d’immenses forêts, des zones humides ainsi que des tourbières. Ainsi ces actions citoyennes visent à demander :
- La transformation locale des minerais
- Une gouvernance transparente des ressources naturelles
- Une meilleure redistribution des revenus extractifs
- La participation effective des communautés locales à la prise des décisions
- La protection des forêts et des tourbières
- Des investissements dans les énergies renouvelables
- La création d’emplois verts pour les jeunes
- La protection des droits des peuples autochtones et des communautés locales
- Une meilleure traçabilité des minerais
- La responsabilité des entreprises extractives et
- Une transition économique qui ne reproduise pas les injustices du passé
Cependant, dans plusieurs régions de la RDC, l’activisme citoyen et environnemental reste encore insuffisamment ancré dans les communautés. Beaucoup de citoyens ne disposent pas encore des informations et des outils nécessaires pour comprendre les enjeux liés aux projets pétroliers, miniers et aux grandes infrastructures extractives. Les mobilisations seront donc menées à, Mambasa, Byakato, Lubero, Oicha, Eringeti et Kyavinyonge, des régions situées à la lisière des aires protégées notamment le parc ,national des Virunga dans le Nord-Kivu et la Réserve de faune à Okapi ( RFO ) dans la province de l’Ituri. Votre don permettra à organiser des tribunes d’expression populaire et des formations à l’intention des acteurs locaux notamment dans six entités ciblées (7800€), le transport et la restauration des jeunes volontaires activistes durant les activités (2900€), la production des supports pédagogiques et visibilité (1750€), soit 12450€.
XR en RDC
XR Rutshuru est un groupe local d’Extinction Rébellion Global en RDC qui œuvre en faveur de la justice climatique, la justice environnementale et la justice sociale.
Depuis 2019, nous organisons et mobilisons les communautés locales dans le cadre de la campagne « Fossil Free Virunga » visant à restaurer les terres et les paysages forestiers. Dans un contexte de conflit armé tel que celui qui sévit dans l’est du pays, nous nous sommes fixés pour défi de mener des initiatives citoyennes (marches pacifiques, sit-in, actions de sensibilisation dans la rue, performances artistiques, conférences et dialogues éducatifs) afin d’exhorter le gouvernement de la République démocratique du Congo à mettre un terme au processus d’octroi de permis d’extraction et d’exploitation pétrolières dans des écosystèmes vulnérables, notamment en s’opposant à la proposition visant à retirer le parc national des Virunga de la liste des zones protégées.
Nous nous sommes également efforcés de mener des campagnes sur le terrain depuis le second semestre 2022 afin d’attirer l’attention des décideurs politiques sur la question de la mise aux enchères de 27 blocs pétroliers et de 3 blocs gaziers situés dans des zones protégées. Grâce à nos mobilisations, le gouvernement congolais a finalement annulé la mise aux enchères le 11 octobre 2024. Merci à toutes celles et ceux qui ont soutenu ces précédentes campagnes. Nous continuons la lutte !
Encore un peu de contexte
La République Démocratique du Congo possède l’un des patrimoines naturels les plus extraordinaires au monde. Son territoire abrite d’immense forêts tropicales, des tourbières parmi les plus importantes de la planète, des ressources en eau considérables, des terres agricoles fertiles, une biodiversité exceptionnelle ainsi qu’un sous-sol extrêmement riche en minerais. La RDC possède notamment d’importantes ressources en cuivre, cobalt, coltan, or, zinc, diamant et autres minerais stratégiques, ainsi que du pétrole et un immense potentiel hydroélectrique. Elle abrite également la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie. Ces ressources représentent une immense opportunité pour le développement du pays. Mais elles constituent également une responsabilité historique. Depuis des décennies, une grande partie de l’économie congolaise repose sur l’extraction et l’exportation des ressources naturelles. Le paradoxe est saisissant : un pays extrêmement riche en ressources naturelles reste confronté à une pauvreté de masse, à des inégalités importantes, à des conflits armés et à une dégradation préoccupante de l’environnement. Nous ne considérons pas les ressources naturelles de la RDC comme un obstacle au développement. Au contraire, nous croyons que les ressources naturelles peuvent contribuer à améliorer les conditions de vie des congolais si leur exploitation est soumise à une gouvernance transparente, à la protection de l’environnement, et au respect des droits humains, à la participation des communautés et à une véritable redistribution des bénéfices. Comment pouvons-nous faire en sorte que les richesses naturelles de la RDC bénéficient d’abord au peuple congolais, plutôt qu’à une succession d’intérêts économiques et géopolitiques extérieurs ?
Des sources pour aller encore plus loin
https://www.rfi.fr/fr/environnement/20250626-rdc-organisations-d%C3%A9noncent-l-ouverture-de-nouveaux-blocs-p%C3%A9troliers-dans-le-bassin-du-congo
https://www.greenpeace.org/africa/fr/communique-de-presse/57525/greenpeace-afrique-denonce-louverture-de-52-nouveaux-blocs-petroliers-un-grave-recul-pour-le-climat-et-la-transition-energetique-en-republique-democratique-du-congo-rdc/
https://actualite.cd/2025/05/04/rdc-hydrocarbures-le-gouvernement-informe-de-louverture-de-52-nouveaux-blocs-petroliers
https://www.radiookapi.net/2025/10/20/actualite/economie/la-rdc-et-louganda-reaffirment-leur-cooperation-pour-dynamiser-les
https://www.agenceecofin.com/petrole/1105-108219-projet-eacop-la-rdc-en-pourparlers-avec-l-ouganda-pour-un-acces-a-l-oleoduc
https://globalwitness.org/fr/campaigns/transition-minerals/une-nouvelle-enquete-donne-a-penser-que-le-negociant-europeen-traxys-achete-des-minerais-de-conflit-extraits-en-rdc/#:~:text=Une%20nouvelle%20enqu%C3%AAte%20de%20Global,du%20Congo%20(RDC)%20au%20Rwanda
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260723-minerais-critiques-onu-et-omc-appellent-%C3%A0-mettre-fin-au-pillage-%C3%A0-la-mal%C3%A9diction-des-ressources
Merci pour votre soutien ! et merci de faire connaitre notre lutte.
--- IT ---
Nel maggio 2025, lo Stato della Repubblica Democratica del Congo ha avviato un nuovo ciclo di concessioni che coinvolge 52 nuovi blocchi petroliferi, oltre ai tre blocchi già concessi in precedenza, per un totale di 55 blocchi secondo l’analisi di Earth Insight.
Secondo questa analisi , l’area interessata è di circa 124 milioni di ettari. I risultati sono molto preoccupanti per l’impatto sull’ambiente e sulle comunità residenti: i blocchi analizzati andranno ad distruggere circa 8,3 milioni di ettari di aree protette, 8,6 milioni di ettari di aree chiave per la biodiversità e 66,8 milioni di ettari di foreste tropicali intatte. Earth Insight stima inoltre che i blocchi potrebbero avere un impatto diretto su quasi 39 milioni di persone che vivono in queste aree. Una parte significativa dei blocchi si trova nel Bacino Centrale, una regione caratterizzata da vaste foreste, zone umide e torbiere.
In diverse regioni della Repubblica Democratica del Congo, l’attivismo civico e ambientale non è ancora sufficientemente radicato all’interno delle comunità. Molti cittadini non dispongono ancora delle informazioni e degli strumenti necessari per comprendere le questioni relative ai progetti petroliferi e minerari e alle infrastrutture estrattive su larga scala.
La raccolta fondi andrà a sostenere l’iniziativa di un gruppo di attivisti/e locali, che svolgeranno attività di sensibilizzazione che saranno condotte a Mambasa, Byakato, Lubero, Oicha, Eringeti e Kyavinyonge – regioni situate ai margini delle aree protette, in particolare il Parco Nazionale dei Virunga nel Kivu del Nord e la Riserva Faunistica di Okapi (RFO) nella provincia di Ituri. La vostra donazione contribuirà a organizzare forum pubblici e sessioni di formazione per le parti interessate locali, in particolare nelle sei aree interessate (6.700 £); coprire le spese di trasporto e ristorazione dei giovani attivisti volontari durante le attività (2.500 £); e finanziare la produzione di materiale didattico e pubblicitario (1.500 £), per un totale di 10.700 £.
