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Bonjour à tous,
Je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de démarche, mais aujourd’hui je me lance. Je m’appelle Nadia, j’ai 51 ans, et l’an dernier, on m’a diagnostiqué un cancer rare : un mélanome vaginal de stade 4.
En décembre 2023, j’ai perdu ma mère des suites d’un cancer du pancréas. À ce moment-là, j’ai décidé de prendre mon père avec moi à la maison. Malgré tout, je continuais de travailler à temps plein, 40 heures par semaine. La vie suivait son cours.
En juin, j’ai découvert une masse qui sortait de mon vagin. J’ai d’abord cru à une descente de vessie. J’ai consulté mon médecin, qui m’a référée en gynécologie. En juillet, on m’a annoncé que la requête avait été refusée. Une deuxième a été envoyée. Pendant ce temps, je ne pouvais plus m’asseoir correctement.
J’ai donc pris les choses en main et tenté de trouver moi-même un ou une gynécologue, ce qui n’est pas simple au Québec. Finalement, à la fin août, j’en ai trouvé une. Après l’examen, elle m’a envoyée directement au CHU de Sherbrooke.
Le diagnostic est tombé : ce n’était pas une descente de vessie. S’en sont suivis les tests, les examens et les traitements. On m’a prescrit de la radiothérapie et de l’immunothérapie. Malheureusement, à chaque séance d’immunothérapie, je faisais des réactions sévères. J’ai appris alors que mon corps tolérait très mal ces médicaments. Les traitements devaient être interrompus à répétition et contrôlés avec de fortes doses de cortisone.
Les effets secondaires ont été lourds, notamment de l’asthme, des problèmes cutanés majeurs et de l’insomnie. Après un an de traitements, cette année, l’équipe médicale a décidé d’y mettre fin, car les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Un ganglion est passé de 3 mm à 6 cm.
En cherchant des options, j’ai appris qu’il existe en Inde un traitement appelé proton-thérapie, qui permet de cibler les tumeurs de façon beaucoup plus précise, avec moins d’effets secondaires que la radiothérapie conventionnelle. Ce traitement n’est malheureusement pas accessible ici.
Je veux me donner une chance de vivre. J’ai deux merveilleux garçons et de beaux petits-enfants. J’ai toujours travaillé fort et élevé mes fils du mieux que je pouvais, en leur transmettant de bonnes valeurs.
Aujourd’hui, je sollicite votre aide pour pouvoir accéder à ce traitement et continuer à me battre. Merci du fond du cœur pour votre soutien, vos partages et votre générosité. ♥︎




