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FRANÇAIS : Je suis Jean-François Boclé, artiste plasticien et auteur martiniquais basé à Paris. J’ai l’honneur que Shaka (pseudonyme pour des questions de sécurité, comme j’écris un livre sur lui) âgé aujourd’hui de 31 ans compte depuis 3 ans parmi mes amis chers.
Shaka a eu le samedi 22 mars un simple contrôle de police dans le métro parisien et étant sans papiers il a été placé pour 3 mois dans un Centre de Rétention Administrative pour être expulsé. Nous devons l'aider.
Le samedi 29 mars la cagnotte s'élevant à 1120 euros a été dépensée. Je la poursuis en la réorientant, compte tenu de la situation d'URGENCE que vis Shaka.
Pourquoi je m’adresse à vous?
Il faut faire sortir en urgence Shaka du CRA. Pour cela il lui faut un avocat. Il a eu vendredi 28 mars une audience avec un avocat commis d'office qui lui a parlé 5 minutes avant l'audience. Ce fut une catastrophe. Shaka a eu le sentiment que cet avocat abondait dans le sens du juge.
En 3 mois il aura encore 2 audiences suivies de 2 recours.
En détention, il est sous pression extrême. Son syndrome post traumatique est activé à chaque instant (bruits de porte, matraques, armes, barreaux aux fenêtres, barbelés...). Il se revoie détenu dans les prisons libyennes où il a été abusé et torturé. Il revis la barbarie libyenne à chaque instant. Pour limiter cela il s'enferme dans sa chambre commune pour oublier ce contexte.
Aussi Shaka étant schizophrène, ce lieu n'est vraiment pas compatible avec sa maladie psychiatrique. Ce lieu est un lieu sous tension, la violence y est omniprésente.
Les petits plus qu'il pourra acheter en détention n'ont pas de prix. Café, soupes, biscuits, jus, ect.
Je dois aussi lui fournir du tabac régulièrement. C'est paradoxalement vital pour lui. Pour ne pas être en manque, pour se calmer.
Il aura besoin régulièrement de téléphones obligatoirement sans caméras (à 20-25 euros) pour ne pas être totalement isolé et coupé du monde.
Régulièrement car Shaka casse souvent ses téléphones. Car il voit dans le reflet de l'écran les fantômes de son passé. Ce qu'il voit (hallucination visuelle dans un contexte de schizophrénie)
Shaka lit beaucoup (littérature d'Afrique Subsaharienne, de la Caraïbe, d'Amérique latine). En détention, il s'isole dans sa chambre et lis. Il lis à une grande vitesse les livres que je lui amène.
Shaka manque de vêtements. Il n'a qu'un tee shirt... Je dois lui en acheter.
La platforme Gofundme
Sachez que la platforme Gofundme est 100% sure. C’est le leader mondial de la collecte de fonds en ligne. Avec ses cagnottes sans frais de démarrage pour les organisateurs, GoFundMe est la référence en matière de financement participatif à travers le monde. Je l’ai déjà expérimentée.
Shaka et moi vous remercions infiniment d’avance d’apporter à mon ami votre soutien en ces circonstances graves.
Son passé
Nous avons en commun un projet éditorial qui sera publié en 2025 : le récit de sa vie. Son enfance, les premiers abus qu’il y a subi pré adolescent, les coups portés sur sa mère par un père alcoolique, et la fuite de son pays (je ne le cite pas par sécurité, pays subsaharien). Car il s’agit bien d’une fuite. Vaine, car il emportera ses fantômes.
Cette fuite le conduira au travers du Sahara avant la rencontre funeste : celle de la Libye où il sera abusé de nouveau, torturé, vendu, mis en esclavage de façon systématique parce que noir. Par la police, les militaires ou les milices.
Au bout de la 3e tentative il parviendra à traverser la mer Méditerranée dans une frêle embarcation. Il a cru y mourir. Mais surtout, il a vu ses compagnons d’infortune mourir sous ses yeux. Il en a gardé une culpabilité infinie d’avoir survécu.
En Italie puis en France il a dormi à la rue, il a connu les addictions. Il a aussi vécu le racisme. Ce n’est pas cette Europe là qu’il avait envisagé en fuyant son pays.
Sa schizophrénie et son stresse post traumatique
D’un point de vu psychiatrique, entre autres conséquences post traumatiques, Shaka a des hallucinations auditives - dit autrement, il est entendeur de voix - et visuelles - dit autrement, il est un voyant. Ses miroirs sont habités par des fantômes de son passé, par des visions de cauchemar. Shaka ne peut plus vivre en présence de miroirs, il les brise ou les occulte d’un drap.
Les voix se sont manifestées pour la première fois avec intensité alors qu’il avait 20 ans dans une cage de la largeur de ses épaules. Cette cage ne permettait donc qu’une position debout. Il n’en sortait que pour être torturé et abusé, par la police, par les militaires ou par les milices libyennes. Il y était nu, sans soins aucun, sans manger ni boire, privé de sommeil pendant des jours.
Je visite Shaka cassement chaque jour. Il m'a dit hier se joindre à moi pour tous vous remercier pour votre générosité.
Jean-François Boclé
"Aucune tombola, loterie ou promotion ne sera offerte en échange de dons faits à votre cagnotte GoFundMe."
ENGLISH BELOW
I am Jean-François Boclé, a Martinican visual artist and author based in Paris. I am honored that Shaka (a pseudonym for security reasons, as I am writing a book about him), who is now 31 years old, has been one of my dear friends for the past three years.
On Saturday, March 22, Shaka underwent a routine police check in the Paris metro. As he is undocumented, he was placed in an Administrative Detention Center for three months, awaiting deportation. We must help him.
On Saturday, March 29, the funds collected, amounting to €1,120, were spent. I am continuing the fundraiser, redirecting it given the EMERGENCY situation that Shaka is facing.
Why am I reaching out to you?
Shaka must be urgently released from the detention center. For this, he needs a lawyer.
On Friday, March 28, he had a hearing with a court-appointed lawyer who spoke to him for only five minutes before the session. It was a disaster. Shaka felt that the lawyer sided with the judge.
Over the next three months, he will have two more hearings, followed by two appeals.
In detention, he is under extreme pressure. His post-traumatic stress disorder (PTSD) is constantly triggered by the sounds of doors, batons, weapons, barred windows, and barbed wire. He relives his imprisonment in Libyan prisons, where he was abused and tortured. Every moment, he is re-experiencing Libyan barbarity. To limit this, he locks himself in his shared room to shut out the environment.
Moreover, Shaka is schizophrenic, and this place is completely incompatible with his psychiatric condition. The detention center is a tense environment, where violence is omnipresent.
What your help will provide
The small comforts he can buy in detention are invaluable: coffee, soup, biscuits, juice, etc.
I also need to provide him with tobacco regularly—paradoxically, this is vital for him. It helps prevent withdrawal and calms him down.
He will regularly need basic mobile phones (without cameras, costing around €20-25) to avoid complete isolation.
This is a necessity, as Shaka often breaks his phones—he sees reflections of his past ghosts in the screen (a visual hallucination related to schizophrenia).
Shaka reads a lot (literature from Sub-Saharan Africa, the Caribbean, and Latin America). In detention, he isolates himself in his room and reads at an incredible speed. I need to bring him more books.
Shaka lacks clothing—he only has one T-shirt. I must buy him more.
GoFundMe Platform
Know that GoFundMe is 100% safe. It is the world's leading online fundraising platform. With no startup fees for organizers, GoFundMe is the reference in global crowdfunding. I have used it before.
Shaka and I thank you deeply for your support in this grave situation.
His past
We share a publishing project, which will be released in 2025—his life story.
It tells of his childhood, the first abuses he suffered as a pre-teen, the beatings his mother endured from his alcoholic father, and his escape from his home country (which remains unnamed for security reasons, but is in Sub-Saharan Africa). This was a true escape, but a futile one, as he carried his ghosts with him.
This escape led him across the Sahara, where he had a fateful encounter: Libya—where he was abused again, tortured, sold, and enslaved simply because he is Black. He was subjected to this brutality by the police, the military, and militias.
After three failed attempts, he finally crossed the Mediterranean Sea in a fragile boat. He thought he would die. But above all, he witnessed his fellow migrants die before his eyes. He carries an infinite guilt for having survived.
In Italy, then in France, he slept on the streets, struggled with addictions, and experienced racism. This was not the Europe he had envisioned when he fled his country.
His schizophrenia and PTSD
Psychiatrically, as a result of post-traumatic consequences, Shaka experiences:
Auditory hallucinations—he is a voice-hearer.
Visual hallucinations—he is a seer.
Mirror hallucinations—he sees ghosts from his past in reflections. He cannot live with mirrors—he either breaks them or covers them with cloth.
The voices first appeared intensely when he was 20 years old, in a cage barely wider than his shoulders. He could only stand—never sit or lie down.
He was taken out only to be tortured and abused—by the police, the military, or Libyan militias.
In this cage, he was naked, left untreated, starved, deprived of sleep for days.
I visit Shaka almost every day. Yesterday, he told me he wanted to join me in thanking all of you for your generosity.
Jean-François Boclé
"No raffles, sweepstakes, giveaways, or returns on investment are offered in exchange for any donations made to this GoFundMe".



