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Pour Maïssa❤️
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Maïssa, 17 ans, a perdu la vision de l'œil gauche suite à un tir de la police. Aidons-la à obtenir justice.
Le 17 octobre, à Mulhouse, Maïssa, 17 ans, sort de table avec ses amies. Elle tombe sur une manifestation, calme, avec de la musique, des poussettes et des pancartes. Elle veut partir, récupérer son vélo. Quelques minutes plus tard, un projectile l'atteint en plein visage. Selon plusieurs témoins, il s'agit d'une grenade lacrymogène tirée à tir tendu.
Le bilan est lourd : fracture de l'orbite, arcade touchée, cornée fendue en deux. Les médecins sont formels : elle ne retrouvera plus la vision de l'œil gauche. Pendant que des inconnus tentaient solidairement de la soigner, des gaz ont encore été tirés sur eux.
Maïssa venait d'entrer en licence de langues. Aujourd'hui, elle refuse de se laisser abattre : « cette blessure me rendra plus forte. » Cette bataille dans laquelle cette enfant est contrainte de se lancer, c’est celle de toute une vie. Il y a aussi la bataille judicaire, dans tout ce qu’elle peut avoir de brutale lorsque des forces de l’ordre sont mises en cause.
L'IGPN a été saisie. Maïssa veut y croire. Et sa mère, elle, a promis : « Je ne laisserai pas ça impuni. »
Face à l'institution, la justice a un prix. Il faut un avocat, des expertises médicales, des procédures qui peuvent durer des années. Une famille seule ne devrait pas avoir à porter ça, en plus du reste.
Votre don servira à :
• financer les honoraires d'avocat ;
• couvrir les frais d'expertises et de procédure ;
• permettre à Maïssa et à sa famille d'aller jusqu'au bout.
Chaque euro compte. Chaque partage aussi.
Maïssa n'est pas un cas isolé. Depuis le 21 septembre, des lycéen·nes manifestent partout en France contre le manque de moyens de leur éducation. Selon Human Rights Watch, ces mobilisations, très majoritairement pacifiques, ont été accueillies par un recours excessif à la force : gaz lacrymogènes, grenades, matraques, méthodes de coercition brutales contre des enfants.
Un garçon de 15 ans a perdu une main. Un garçon de 14 ans a eu la mâchoire fracturée par une grenade lacrymogène. L'ONG rapporte aussi plus de 6 800 interpellations, dont 86 % de mineurs, et 36 enquêtes internes ouvertes, alors même qu’elles aboutissent rarement à des condamnations. La répression de ce mouvement de jeunes, d’enfants, est terrible.
Human Rights Watch rappelle que ces violences s'inscrivent dans une longue série, des Gilets Jaunes au mouvement contre la réforme des retraites, et que le gouvernement cherche à élargir les pouvoirs de la police plutôt qu'à les encadrer. C’est l’anéantissement du dialogue social.
Et lorsqu’on mutile des enfants qui manifestent pour leur avenir, la question dépasse un seul drame. Soutenir Maïssa, c'est lui donner les moyens de se battre. C'est aussi dire que le droit de manifester ne doit coûter ni un œil, ni une main, ni une vie.
Donnez. Partagez. Qu'on ne puisse plus dire : « on ne savait pas ».
