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(descendre pour la version française)
ENGLISH
Hi there, I’m Nicole, aka Nini, I’m 27 and this is my little story (not a sob one, promise) that I hope could give a small boost to anyone who needs it, wherever they / you are in life.
So here goes nothing.
People — my friends, my family, colleague — have always described me as a sunny person (depends on the day if you ask mum), smiley and sometimes even a little funny. Well at least that’s what my 15-year-old-students say — and that, I’ll take.
Anyways.
In France, nearly 1 in 5 people will experience depression at some point in their lives, and more than 1 in 2 have not, don't — and will not — seek professional help. There are so many reasons that can cause depression, but that’s not what I’m here to get into. There are also so many reasons as to why people don't seek that professional help : fear of being judged, denial…but also, very simply, not being able to afford a therapist.
So guess where this is going…: the 1 in 5 people — dats me, I’m the 1. Depression has been part of my daily life for a few years now, and it seems like I'm going to have to learn and live with it.
Depression, a mood disorder, doesn’t always look the way we imagine. We picture someone sad, withdrawn and isolated. But very often, they hide behind their smile. And in my case, that fact proves to be ever so true !
I’m lucky to be surrounded and supported. I have people around me who listen, who show up, even if they don’t always have the right words (#sorrynotsorry). They’re just there.
In March 2024, right in the thick of it all, and about 6 months before I got told very clearly "Nicole, you seriously need to get yourself together, you're only 25 ", I put on running shoes for the first time since high school. I ran 5 km without stopping. Yes, me — the one who used to come up with every possible excuse to avoid the 3 x 500m at 15.
Since then, I have been collecting race bibs (and a few medals, not gonna lie). In less than a year, I have run three half-marathons solo, including one in Ghent — a city that many of you know means a lot to me.
Running has given me structure, small goals, and most importantly, big wins when I needed them most. In the moment, I usually hate myself for signing up — until the finish line : that feeling is indescribable. Depression has become a part of me, and I’ve decided to make it a strength and not a weight (well I’m trying).
Today, I’ve decided to take on a new challenge : a marathon before I turn 30 (I've got three years until that, but my brain needed a goal for the upcoming year). 42km (& a bit). In girl math that’s 2 x 21km (& a few extra meters), or 4 x 10km (+ 2km that don’t really count) or even 8 x 5 (+ 5 divided into 2 i.e. nothing). Yes, it still sounds slightly absurd to me — but YOLO, as we would say back in 2010.
It’s a big goal — I’m not pretending it’s not. But with depression, you kind of need things to hold onto : anything that gives you a direction when your brain is trying to pull you the other way. This small goal just happens to be 42 km long.
So for the extra little motivation and to not give myself the chance to chicken out even a bit, I’m choosing to raise money for a cause. For those that know me, many causes matter to me, often because they have affected — and still affect to this day — people I love. I thought about supporting Research in general, but after thinking it through, I’ve decided to commit to a cause that speaks to me directly and deeply.
I’m running for depression, and I wish to support S.O.S Amitié. It’s a French organisation that’s been around since 1960 (yes, surprising — apparently mental health was already a thing back then), recognised as a public-interest organisation, with 1,900 volunteers available 24/7 ready to be contacted, free of charge and anonymous, 365 days a year. This listening service is open to anyone going through a crisis. In 2024, the platform received one call every 9 seconds.
When you have no one to talk to — or you’re too afraid of being judged — a kind, non-judgmental voice on the other end of the line could change everything. I haven't yet felt the need to call the number but I can imagine at least one person around you, that you love, could use it.
All donations will go toward training new volunteers, supporting existing ones, maintaining listening services (phone lines, direct chats), and making sure there’s always someone there to answer.
My goal is to raise 500 € by January 2027. The marathon I'm running is in exactly 300 sleeps : guess where !
If you’d like to / can contribute, or just want follow my journey, it would truly mean a lot.
Thank you for them.
Bisous bisous x
P.S. For anyone that could be worried (or not) about me — I promise I’m okay (well… depends lol). I’m seeking help, I absolutely love my job and I’m also really well surrounded. Me, Nicole, am lucky in that way.
FRANÇAIS
Coucou, moi c’est Nicole — aka Nini — 27 ans, et voici ma petite histoire (pas une histoire larmoyante, promis). Juste quelque chose qui, je l’espère, pourra donner un petit boost à celles et ceux qui en ont besoin, peu importe où vous en êtes dans vos vies.
Bon…je me lance.
Les gens — mes amis, ma famille, mes collègues — m’ont toujours décrite comme quelqu’un de solaire (bon, ça dépend des jours si vous demandez à ma mère), souriante, et parfois même un peu drôle. En tout cas, c’est ce que disent mes élèves de 15 ans — et franchement, ça je prends.`
Bref.
En France, presque 1 personne sur 5 sera touchée par la dépression au cours de sa vie, et plus d’1 sur 2 ne demande pas, n’a pas demandé — et ne demandera pas — d’aide d'un professionnel. Il y a plein de raisons à ça, mais ce n’est pas le sujet ici. Les raisons pour la non consultation d'un professionnel de santé sont également nombreuses : la peur d’être jugé, le déni…mais aussi, très concrètement, le manque de moyens pour se payer un psy.
Pour y revenir…vous la voyez sûrement venir : la 1 sur 5 — c’est moi. La dépression fait partie de mon quotidien depuis quelques années maintenant, et il semblerait que je vais devoir apprendre à vivre avec : c'est comme ça !
La dépression, ce trouble de l’humeur, ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine. On pense à quelqu’un de triste, renfermé, isolé. Mais très souvent, cette personne se cache derrière un sourire. Et dans mon cas…c’est plutôt très vrai.
J’ai la chance d’être bien entourée. J’ai des gens autour de moi qui écoutent, qui sont là, même s’ils n’ont pas toujours les bons mots (#sorrynotsorry). Ils sont juste là. Et ça compte.
En mars 2024, en plein dedans, et environ 6 mois avant qu’on me dise très clairement « Nicole, il faut faire quelque chose, t'as que 25 ans », j’ai enfilé des baskets pour la première fois depuis le lycée. J’ai couru 5 km sans m’arrêter. Oui, moi — celle qui trouvait toutes les excuses possibles pour éviter le 3 x 500 m à 15 ans.
Depuis, j’accumule les dossards (et quelques médailles, je ne vais vous pas mentir). En moins d’un an, j’ai couru trois semi-marathons seule, dont un à Gand — une ville qui compte énormément pour moi.
La course à pied me donne une structure, des petits objectifs, et surtout des grandes victoires dans les moments où j’en ai le plus besoin. Sur le moment, je me déteste de m’être inscrite — jusqu’à la ligne d’arrivée : cette sensation est indescriptible. La dépression fait partie de moi, et j’ai décidé d’essayer d’en faire une force plutôt qu’un poids (j’insiste sur “essayer”).
Aujourd’hui, j’ai décidé de me lancer un nouveau défi : courir un marathon avant mes 30 ans (j’ai encore trois ans, mais mon cerveau avait besoin d’un objectif pour l’année qui arrive). Un marathon ça fait 42km et des poussières. En girl math, ça fait 2 x 21 km (et quelques mètres supplémentaires), ou 4 x 10 km (+ 2 km qui ne comptent pas vraiment), ou même 8 x 5 (+ 5 divisés par 2 donc bon...presque rien du tout). Oui, ça me paraît encore un peu absurde — mais YOLO, comme on disait en 2010.
C’est un gros objectif — je ne vais pas faire semblant. Mais ce qui est étrange avec la dépression, c'est qu'on a besoin de s’accrocher à quelque chose : quelque chose qui donne une direction quand la tête part en cacahuète ; n’importe quoi qui donne une direction quand notre cerveau essaie de nous tirer ailleurs. Ce petit quelque chose, cette fois, fait juste 42km...et des poussières !
Du coup, pour me donner un petit coup de motivation en plus — et ne pas me laisser la moindre chance de me défiler — j’ai décidé de récolter des fonds pour une cause.
Pour ceux qui me connaissent, beaucoup de causes me tiennent à cœur, souvent parce qu’elles touchent — et touchent encore — des gens que j’aime. J’ai pensé soutenir la recherche de manière générale, mais après réflexion, j’ai choisi de m’engager pour une cause qui me parle directement et profondément.
Je cours pour la dépression, et je souhaite soutenir S.O.S Amitié. C’est une association française qui existe depuis 1960 (oui, surprenant - apparemment la santé mentale existait déjà à l’époque), reconnue d’utilité publique, avec 1 900 bénévoles disponibles 24h/24, 7j/7, gratuitement et anonymement, 365 jours par an. Ce service d’écoute est ouvert à toute personne en détresse.
En 2024, la plateforme a reçu un appel toutes les 9 secondes.
Quand on n’a personne à qui parler — ou qu’on a trop peur d’être jugé — une voix bienveillante à l’autre bout du fil peut tout changer.
Je n’ai pas (encore) ressenti le besoin d’appeler, mais je suis certaine qu’au moins une personne autour de vous pourrait en avoir besoin.
Tous les dons serviront donc à former de nouveaux bénévoles, soutenir ceux déjà engagés, maintenir les services d’écoute (lignes téléphoniques, chats), et faire en sorte qu’il y ait toujours quelqu’un pour répondre.
Mon objectif : récolter 500 € d’ici janvier 2027. Le marathon que je vais courir est dans exactement 300 dodos…à vous de deviner où !
Si vous souhaitez / pouvez contribuer, ou voulez juste me suivre dans cette folle aventure, ça me ferait si chaud au cœur.
Merci pour eux.
Bisous bisous x
P.S. Pour ceux qui pourraient s’inquiéter (ou pas) : je vous promets que je vais bien (enfin…ça dépend des jours lol). Je me fais aider, j'aime mon métier de tout mon cœur, et je suis très bien entourée. Nicole, moi, j’ai cette chance-là.

