- C
- L

Help Me Raise Money For A Show About Belonging
0% complete
$2,233 raised of
10 donations
(English version follows below)
J'espère recueillir 10 000 $ CA pour concrétiser un spectacle sur lequel je travaille depuis six ans. Il s'agit d'une collaboration mêlant musique et danse, qui raconte à la fois une histoire de quête d'appartenance, les défis rencontrés lors de mon immigration, l'impact du territoire et des saisons au Québec en tant qu’expérience collective viscérale. Ce projet incarne une convergence entre l'écologie, l'art et le lien humain.
Voici mon histoire…
Le projet L’Estrie Tranquille a débuté en 2020, lorsque j’ai quitté le Royaume-Uni pour le Québec. Déménager est stressant en temps normal ; ajoute à cela une langue que je ne parlais pas, une pandémie mondiale, des papiers d’immigration laissés sans réponse pendant plus d’un an, l’attente, l’incertitude, l’interdiction de trouver du travail et de quitter le pays, encore l’attente... Disons qu’il était pour le moins difficile de trouver ma place. Lorsqu’on déménage dans un nouveau pays on se sent perdu et isolé ; on passe beaucoup de temps seul, on a le mal du pays, on s’ennuie de ses amis et de sa famille.
Composer de la musique a été pour moi une façon de traverser cette période, de me donner un but créatif alors que tout était en suspens.
En posant les pieds pour la première fois sur le tapis d'automne québécois, dans les chaînes de montagnes estrienne, j'ai été renversé. C'est ainsi qu'est né le projet, une musique inspirée par cette saison. Rapidement, ça a pris une tout autre dimension.
Quelqu’un m'a déjà dit que pour se sentir chez soi dans un nouveau coin de pays, il faut commencer par y traverser toutes les saisons. Il m'aura fallu plus d'un tour des saisons pour commencer à me sentir véritablement chez moi au Québec. Mais, au fil d’y traverser ses cycles, de les marcher, de les respirer, de goûter chacune de ses saveurs, de ranger et ressortir les bottes, les tuques et les foulards, la musique que j'ai composée a évolué au gré de ces nouvelles expériences et de mes ressentis. J’y ai trouvé un sentiment d'appartenance.
C'est aussi au travers de rencontres spontanées et intentionnelles avec les gens et la nature que j'ai approfondi ma recherche sur l'esprit des saisons au Québec. J'ai le sentiment que les gens ont aimé me parler de ce qui rend le Québec si unique à leurs yeux ; comment certains instants et certains sons, apparemment insignifiants, mais propre à chaque saison — comme entendre la migration des bernaches, par exemple — deviennent des repères rassurants tout au long de l'année.
Ces rencontres m'ont donné davantage de matière pour traduire le terroir qui m'entoure en concepts musicaux. Un autre exemple éloquent m'est venu en discutant de ce projet avec la propriétaire d'un vignoble local. Elle m'a demandé si j'avais déjà entendu la sève d'érable couler dans les seaux au printemps. Je ne l'avais jamais entendue. Quand on se tient dans les bois, entouré d'érables dont la sève s’écoule goutte à goutte dans les seaux en métal, on est enveloppé par un tintement, un cliquetis aléatoire. J'ai traduit cela en instruments à vent qui s'entrechoquent et se répondent incessamment sur un paysage sonore serein — c’est l’espoir tranquille du retour de la végétation et des beaux jours...ou, à tout le moins, la promesse certaine d’un délice sucré.
Collaborer avec des danseurs, des musiciens, des cinéastes et des studios reflète ma conviction que l'art est toujours plus riche lorsqu'il est vécu collectivement. Je souhaite que le public quitte le spectacle avec une appréciation renouvelée du territoire et des cycles que nous partageons. Mettre en musique et en mouvement ces cycles naturels est une façon de célébrer la connexion avec le vivant, ce sentiment de réciprocité et de responsabilité qui nous unit les uns aux autres ainsi qu’à la nature à travers une expérience humaine partagée, d'où que nous venions.
Voici où vous intervenez
Après le refus de financement du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ), comme tant d'autres projets de création formidables au Québec, je prends les rênes de ce spectacle en partageant mon expérience avec vous et en sollicitant votre aide pour donner vie à ce projet.
Pour le développement du spectacle, nous avons obtenu une résidence d'un an au CASJB, avec une représentation prévue au Grand-Espace, une salle de 310 places à Sherbrooke, en décembre 2026.
Un don de 10 000 $ permettra de couvrir les coûts pour deux danseurs, les honoraires du chorégraphe pour la création d'un court extrait, et un salaire symbolique pour mes compositions et la création du projet, c’est-à-dire une version réduite du spectacle envisagée au départ. Il s'agira d'une performance de danse sur deux ou trois morceaux de musique. Cette performance sera filmée par notre équipe interne et servira ensuite à susciter l'intérêt du public afin de développer pleinement le spectacle.
Un don de 20 000 à 30 000 $ nous permettra toutefois de créer une version plus proche de la version originale du spectacle, composée de quatre danseurs, huit morceaux de musique, et d’éléments scénographiques immersifs. La musique sera enregistrée au Studio Miaow à Sherbrooke en collaboration avec des musiciens locaux pour interpréter les cordes, les bois et le piano, tandis que je serai aux percussions et au synthétiseur. Un cinéaste sera embauché pour produire et monter un film, ce qui permettra au spectacle de toucher un public plus large tout en soutenant la communauté artistique de Sherbrooke.
Nous souhaitons présenter ce spectacle à un public encore plus vaste, jusqu'en Europe. Grâce à votre aide, ce projet pourrait devenir réalité.
English Version
I am hoping to raise 10,000$ CAD to see into existence the show I’ve been working on for the last six years. This is a collaboration of music and dance telling the story of finding belonging and reciprocity, my challenges immigrating and the collective experience and impact of the land and seasons in Quebec. This project bridges ecology, art, and human connection.
Here’s my Story…
The L’Estrie Tranquille project began in 2020, when I moved from the UK to Québec. Moving country is stressful at the best of times, add a language I didn’t speak and a world pandemic into that equation, immigration papers left unanswered for over a year, the waiting, the uncertainty, not being allowed to find work or leave the country, more waiting...It was a little extra challenging to sense where I belonged, to say the least. It’s lonely and isolating when you move somewhere new, you spend a lot of time with yourself, you miss home, your friends and your family.
Making music was a way for me to process these stages, to give myself a creative focus when everything was up in the air.
Setting foot in Québec’s carpeted October tapestry for the first time, I was floored. And so the project started as music inspired by the season of autumn. Soon, it expanded into so much more.
Someone once told me that to feel at home, one must experience all seasons of a place. It’s taken me more than once through the seasons to start to feel at home here in Québec. But, as I walked, slept, breathed, tasted and dressed across all seasons, the music I wrote shifted as I felt and experienced more. As I found some belonging.
Through spontaneous and intentional encounters with people and the wilderness, I’ve deepened my research into the spirit of the seasons in Québec. I sense that people have enjoyed telling me about what makes Québec special to them, how these seemingly insignificant moments in each season — like the migration of the geese for example — become comforting signposts throughout the year.
This has given me more to pull from to translate the environment around me into musical concepts. Another great example came while talking to the owner of a local vineyard about this project. She asked if I’d ever heard the maple sap dripping in the buckets in spring. I hadn’t. When you stand in the woods surrounded by maple trees with their sap dripping into metal buckets, there are 360-degree pings and dings in random intervals immersing you. I translated this into ever-shifting woodwinds, clashing and combining at random intervals over a serine soundscape; the promise of vegetation and warmer days slowly returning — or at the very least, the sure promise of a sweet treat.
Collaborating with dancers, musicians, filmmakers and studios reflects my belief that art is always better as a collective experience. I want the audience to leave the performance with a renewed appreciation for the land and cycles we all inhabit together. In translating these natural cycles, I wished to celebrate kinship, a sense of reciprocity we have with each other and nature through shared human experience, regardless of where we’re from.
Here’s Where You Come In
After being denied funding by CALQ like so many wonderful projects in Québec have, I am taking control of the trajectory of this show by opening up my experience to you and asking for help to bring this project to life.
For the development of the show we have been awarded a year-long residency at the CASJB with a performance scheduled at Le Grand-Espace, a 310-seat capacity venue in Sherbrooke in December 2026.
10,000$ will cover the costs for a smaller iteration of the show — 2 dancers and the choreographer’s fee to create a smaller snippet. This would cover a symbolic fee towards my composition work and the creation of the project. A dance performance of 2-3 pieces of music in total. The performance will be filmed by the in-house team and then used to create interest to develop the show to its full potential.
A total donation of $20,000 to $30,000 will allow us to create a version closer to the original show, composed of four dancers, eight musical pieces, and immersive scenographic elements. Music will be recorded at Studio Miaow in Sherbrooke in collaboration with local musicians who will record strings, woodwinds, and piano, while I will be on percussions and synthesiser. A filmmaker will be hired to produce and edit a short film, allowing the show to reach a wider audience while supporting Sherbrooke’s artistic community.
We would like to bring this show to a wider audience, as far afield as Europe. With your help we could make this a possibility
