Nouvel espoir pour une famille réfugiée de guerre

English campaign: https://gofund.me/d4ecd47a
We created two campaigns for translation purposes. We will pause both campaigns once the €1,644 goal has been reached.

Au nom de l'association Graines d'Espoir, nous faisons un appel aux dons afin de soutenir une famille congolaise, réfugiée au Togo suite à de graves sévices de guerre.

Budget pour ce projet : 

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Anna, Michelle et Gabrielle : 

Leur histoire :

La maman Anna et ses deux filles Michelle (11 ans) et Gabrielle (13 ans) ont fui la République démocratique du Congo en 2018, suite à la guerre et aux attaques des rebelles. C’est grâce à quelques dons des églises et autres que la famille a pu survivre au Togo depuis trois ans.

Au Congo, la maman était pharmacienne et son mari vétérinaire. Ils avaient une bonne situation financière. Lors de la guerre, ils ont subi de graves sévices corporels (actes de viols et de tortures) et psychiques par les rebelles. Le père et un de ses enfants ont été kidnappés. La maman n’a plus jamais eu de leurs nouvelles. Les grands-parents maternels ont été massacrés sous leurs yeux, ainsi que la fille aînée du papa.

La plus petite fille s'est cachée dans une armoire, mais la plus grande, en voulant protéger sa maman, est tombée dans le coma suite aux sévices.
À son réveil et depuis ce jour, elle a de graves troubles psychiatriques qui entraînent des troubles du comportement (elle n'avait aucun trouble auparavant).

Depuis leur arrivée au Togo, la maman se démène pour le bien-être de ses filles. Elle a emmené la plus grande Gabrielle en consultation au CHU Campus à Lomé où elle a pu bénéficier d’un scanner et d'un EEG. Les résultats étant normaux, selon les médecins, le traumatisme émotionnel qu'elle a vécu serait donc à l'origine de ses troubles psychiques. Nous voulons cependant faire des examens neurologiques plus approfondis afin de pouvoir le confirmer. Gabrielle ne parle pas, et pousse des cris et rires spontanés. Elle peut aussi se montrer agressive, car elle se trouve dans un mécanisme de défense permanent. Elle sursaute au moindre bruit ou vive lumière et elle ne peut supporter trop de personnes dans la même pièce qu'elle.

La plus jeune a également des séquelles psychologiques, mais moins graves.
Les deux filles étaient suivies gratuitement par la psychologue du CHR de Tsévié, mais la prise en charge s'est arrêtée il y a un an par manque de moyens pour financer les allers-retours.

Désormais, la famille est installée à Adetikope (ville entre Tsévié et Lomé) dans une petite pièce très reculée de la ville, que la maman paye 2 000 francs CFA par mois grâce à la charité du propriétaire. Cependant, depuis quatre mois, elle n’a pas les moyens pour payer le loyer.

Michelle est scolarisée en école privée, car elle ne parle que le français et non l’Ewe (langue locale). Les frais de l'école lui ont été offerts suite à un concours d’entrée à l’école où elle est arrivée première.
Gabrielle est en trop grande souffrance psychologique pour être scolarisée. Elle a perdu l'usage de la parole. Elle a pu bénéficier d’un suivi orthophonique au CHR de Tsévié ainsi que d'un traitement neuroleptique utilisé pour les troubles psychiques (TERCIAN). Cependant, tout s’est arrêté par manque de moyens.
La maman est asthmatique, et il lui arrive souvent de faire des crises allant jusqu’à l’étouffement, car elle ne peut pas financer son traitement.

Pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, la maman avait acheté une poule et faisait un commerce d'œufs. Malheureusement, suite à une contamination par la peste, elle a perdu tous ses œufs et poussins. Des voisins lui ont aussi donné un petit bout de terrain où elle avait commencé à cultiver quelques légumes pour pouvoir vendre, mais elle n'avait aucun moyen pour commencer ce commerce.

La plus jeune, Michelle, a été hospitalisée au CHR de Tsévié il y a quelques jours pour une grave anémie à cause de son état de dénutrition. Elle a bénéficié d'une transfusion financée par les affaires sociales.  En effet, la famille reste parfois des journées sans manger à cause de leur précarité extrême. De ce fait, elles sont toutes les trois (mère et filles) en situation de dénutrition.

Face à la situation très difficile de cette famille, nous avons décidé de les soutenir.
À ce jour, nous avons financé le traitement antianémique de Michelle, le traitement neuroleptique de Gabrielle et les traitements pour l'asthme de la maman. Nous leur avons remis 20 000 francs CFA pour que la maman puisse payer ses dettes de loyer et acheter de la nourriture. Nous leur avons aussi remis des compléments alimentaires et des habits. 

Actuellement, nous sommes à la recherche de fonds afin de pouvoir continuer à soutenir la famille. 

En effet, nous avons pour projet de financer deux allers-retours par semaine jusqu'au CHR de Tsévié, afin qu'elles puissent bénéficier d'un suivi psychologique et orthophonique. Nous allons prendre rendez-vous avec un médecin neurologue sur Lomé, afin de faire le point sur l'état de santé de Gabrielle. Nous allons aussi les soutenir à travers un ravitaillement alimentaire mensuel, et nous allons aider la maman à construire son propre commerce, afin qu'elle puisse devenir indépendante financièrement et subvenir aux besoins de sa famille.

Élie :


Lorsque nous avons rendu visite à la famille, nous avons rencontré Monsieur Élie, originaire lui aussi du Congo et réfugié au Togo depuis 2018.

Son histoire :

Élie est né en 1980. Au Congo, il travaillait dans l’informatique et l'élevage. Il a été kidnappé par les rebelles plusieurs fois, battu et emprisonné dans une caisse. Lors des sévices, les rebelles lui ont injecté un produit inconnu au niveau de la colonne vertébrale. 

Il a finalement été laissé pour mort dans un fossé, car le prisonnier qui se trouvait avec lui s'était échappé. Élie a été retrouvé à moitié inconscient par des personnes qui l'ont emmené à l'hôpital. Lorsqu'il est sorti du coma, il ne pouvait plus marcher. Malheureusement, l'hôpital a été pris d'assaut par les rebelles. Ils y ont tué tout le monde, dont sa tante qui s'occupait de lui. Il a réussi à s'échapper avec l'aide de burkinabais qui ont fui avec lui.

Dans ces nombreuses attaques, Élie a été séparé de sa femme et de ses enfants. Un de ses enfants a été tué, et il ne sait pas si le reste de sa famille a pu s’échapper du pays. Nous entamons actuellement une démarche auprès de la Croix Rouge du Togo pour tenter de retrouver sa famille.

En octobre 2018, sur le chemin du Burkina, Élie a fait un malaise à cause de son anémie. Ses compagnons de route l'ont laissé hospitalisé au CHR de Tsévié. Il y est resté 2 semaines pour grave anémie à 2,6 g/l (la norme étant autour de 13). Il a bénéficié de quatre poches de sang et a pu sortir par la suite. Ce sont des personnes de l'église et des stagiaires du CHR qui ont payé son hospitalisation. Puis, n'ayant aucun revenu, il a erré au niveau de la plage, puis du Grand Marché de Lomé. Il y a rencontré des musulmans qui l'ont emmené à Zongo (quartier de Lomé). Leur mosquée l'a aidé à financer les allers-retours jusqu'à Tsévié afin qu'il puisse faire des séances de kinésithérapie pour ses jambes. C'est là-bas que l'assistante sociale du CHR l'a mis en contact avec Anna, la maman de Michelle et Gabrielle.

Désormais, il vit avec elles à Adetikope. Grâce à ses béquilles et aux séances de kinésithérapie dont il a bénéficié, il a pu récupérer un peu de force au niveau des jambes et il arrive à se déplacer seul, mais lentement. En effet, il souffre de troubles liés à des lésions médullaires (au niveau de la moelle). Une IRM est indispensable afin d'évaluer les lésions et le type de traitement à adopter. Malheureusement, au Togo cet examen coûte très cher. En attendant de pouvoir le réaliser, il lui a été prescrit des séances de kinésithérapie, ainsi qu'un traitement à base de vitamines afin de renforcer les liaisons du système nerveux central.

Élie souffre de dénutrition extrême. Par manque de moyens, il ne mangeait parfois rien pendant des jours. Quand nous l'avons rencontré, nous avons été choqués de sa maigreur. Nous allons le soutenir à travers un ravitaillement alimentaire mensuel, ainsi que des séances de kinésithérapie au CHR de Tsévié. Élie arrive à manger que très peu pour le moment, mais nous espérons que le ravitaillement lui permettra de reprendre du poids.

N'hésitez pas à nous contacter pour toute question. Vous trouverez plus d'informations sur Graines d'Espoir sur notre site : associationgrainesdespoir.org
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