Bonjour,
Je m’appelle Léa.
C’est avec le cœur lourd que je vous écris. J’ai longtemps gardé le silence, par pudeur, parce que chez nous, on n’a pas appris à demander de l’aide. Mais aujourd’hui, je n’ai plus le choix.
Ma mère est endettée à hauteur de 100 000 €.
Et ce n’est pas simplement une dette. Un homme a exploité la faiblesse de ma mère en lui volant 100 000 euros, puis, pour l’« aider », il lui a remis 200 000 €… en faux billets.
Ma mère pensait enfin pouvoir s’en sortir, respirer…
Mais en réalité, elle venait de tout perdre.
Elle à été victime de détournement et d'escroquerie.
Aujourd’hui, il ne reste que les dettes, les menaces des créanciers, la peur, et le silence.
Ma mère est arrivée seule en France à 18 ans.
Quatorzième enfant d’une fratrie trop nombreuse, elle n’a pas grandi avec l’amour d’une mère, mais avec une sœur comme seul repère.
Elle a voulu bâtir ce qu’elle n’a jamais eu : une vraie famille.
Elle a élevé 5 enfants.
Elle a travaillé sans relâche.
Même quand son corps lui disait stop.
Même quand les dettes, les humiliations, l’ont plongée dans la dépression, l’alcool, les crises d’angoisse.
Je l’ai entendue dire :
« Je ne veux plus être de ce monde, mais je reste pour mes enfants. »
Et moi, dès 10 ans, je suis devenue la deuxième maman.
Je l’ai vue s’effondrer de fatigue, je l’ai consolée, j’ai géré les petits, tout en essayant de rester une enfant.
À 17 ans, je passais le bac… tout en portant un foyer sur mes épaules.
Aujourd’hui, je suis en études de gestion des entreprises.
Mais la vérité ? J’ai toujours géré bien plus qu’un cursus.
J’ai géré la vie, les pleurs, l’espoir, sans jamais craquer.
Mais là…
Je vous écris parce que je ne veux pas la perdre.
Ma mère a 43 ans. Elle est fatiguée.
Elle pleure seule, se referme, ne parle presque plus.
Mon beau-père tremble de stress. Il essaie de rester fort, mais je vois bien qu’il n’en peut plus.
On parle souvent de santé mentale.
Mais on oublie que même les plus solides peuvent tomber.
Je ne vous demande pas de tout régler.
Je vous demande simplement de nous aider à ne pas sombrer.
À lui redonner un peu d’air, un peu d’espoir.
Je suis croyante, et ma foi me porte.
Il est écrit dans Matthieu 6:34 :
« Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. »
Et pourtant, ce jour-là… j’ai besoin de vous.
Peut-être que si vous lisez ce message, c’est que vous êtes cette lumière qu’on attendait.
Ce que vit ma mère, n’importe quelle famille pourrait le vivre.
Ce que je ressens, n’importe quel enfant pourrait le ressentir.
Je souris devant eux pour ne pas qu’ils s’inquiètent.
Mais la vérité, c’est que je suis brisée.
Chaque partage, chaque euro, chaque mot de soutien peut faire la différence.
Aidez-nous avant que la douleur devienne un drame.
Avant que ma mère ne perde la force de se relever.
Merci du fond du cœur.
— Léa



