Help for victims of a building collapse - Cambodia

English version below

VERSION FRANCAISE:

Cette page a été créée pour venir en aide aux victimes d’une catastrophe humaine et matériel suite à l’effondrement d’un immeuble en construction dans la province de Kep au Cambodge, causant la mort de 36 personnes et faisant plus de 23 blessés graves.

Nous sommes une fratrie de 6 enfants d’origine cambodgienne et souhaitons venir en aide à nos parents, Saroun et Sothy EK, propriétaires de cet immeuble ainsi qu’aux victimes de ce drame qui les ont touchés ce vendredi 3 janvier 2020.

Pour mieux comprendre notre appel à l’aide, nous souhaitons en quelques mots vous partager leur histoire :

En 1975, Saroun et Sothy sont deux jeunes cambodgiens âgés respectivement de 20 et 16 ans, étudiants, ambitieux, avec pleins de rêves pour développer leur pays et se trouvent soudainement au milieu de l’un des plus importants génocides qu’un pays va subir. Le régime Polpot en marche fera plus de 1,7 millions de morts et nos parents vivront cette horreur pendant près de 5 ans... Mes parents seront tout d’abord emprisonnés et contraints au travail forcé puis mon père sera ensuite torturé pendant plus de 6 mois et laissé pour mort sur le bord d’une route, pesant alors moins de 30 kg. Il sera sauvé par ma grand-mère qui le transporta en brouette sur 48 kilomètres. En 1979, mes parents fuiront le pays après être recherchés par les khmers rouges ayant appris qu’ils étaient encore en vie.
Ils vont tout d’abord se cacher dans la montagne près Battambang. Ma mère accouchera de notre grande soeur dans un village près de la rivière Tonle sap et juste après sa naissance, elle marchera 3 jours et 2 nuits à travers la jungle dans des conditions extrêmes (sans nourriture et sous la mousson) pour rejoindre un camp de réfugiés à la frontière Thaïlandaise appelé KID. Ils y vécurent 2 ans et demi et seront ensuite transférés vers la France en tant que réfugiés politique pour reconstruire une nouvelle vie.

En France, ils passent de famille d’accueil en famille d’accueil, commencent à apprendre le Français, se débrouillent pour récupérer des fripes et des dons alimentaires pour subvenir à nos besoins de première nécessité. Peu de temps après ils cumulent petits boulots en petits boulots afin de nous trouver un toit, devenir indépendant et regagner leur dignité. La France a été d’une aide incroyable et leur ont permis de rebondir et surtout de pouvoir à nouveau rêver d’une vie meilleure. Pendant 25 ans, nos parents ont travaillé très dur et ouvert plusieurs commerces qui ont plus ou moins eu du succès mais ils se sont battus pour finalement réussir dans une carrière de taxi en région parisienne. Cependant, ils gardaient la nostalgie de leur pays, de leurs rêves d’enfance. Ils pensaient à leurs amis ou familles restés là bas qui ont survécu à ce massacre et souhaitaient au plus profond de leur cœur les aider à vivre dans ce pays qui demeure être l’un des plus pauvres au monde.
Une fois la fratrie suffisamment adulte, leur décision est prise de retourner au Cambodge. Ils vendent leur commerce, financent une partie de nos études en France et emmènent notre petit frère Monetrey de 4 ans dans cette nouvelle aventure.

Arrivés à Sihanoukville en 2006 avec leurs petites économies, ils découvrent un pays meurtrie par la guerre, d’une pauvreté terrible mais un peuple souriant et revanchard qui aime son Pays. Ils vont alors décider d’investir dans le tourisme en créant des guesthouses sur la plage d’Otres et participer au développement économique de la région. Heureux de cette vie simple, ils retrouvent les valeurs traditionnelles qui ont construit leur enfance. Malheureusement, la puissance des promoteurs immobiliers feront en sorte de les exproprier de leur petit bout de paradis. Le Cambodge est alors en plein boom immobilier, les terrains s’arrachent et nos parents saisissent l’opportunité de réinvestir dans l’immobilier avec l'acquisition d’un terrain constructible. Ils investissent toutes leurs économies, s’endettent et construisent un immeuble pour y loger et louer des appartements ! Très rapidement, les investisseurs s’imposent à Sihanoukville et cette station balnéaire si paisible perd rapidement son charme pour laisser place à une course à la construction d’hôtels de luxe et de casinos. Ils décident alors de partir sur Kep, seconde station balnéaire du Cambodge encore préservée pour y rebâtir un nouveau projet similaire mais dans un objectif d’y passer leur retraite.
Une nouvelle fois endettés, ils démarrent ce nouveau projet.
Nos parents proposent alors naturellement à la même équipe de chantier de les accompagner. Proposition acceptée, ils étaient ravis car ils avaient développé une relation sincère et de vrais liens se sont créés au fils des années. Après 1 an de travaux, le projet était à 90% achevé et mes parents, mon frère et une partie de l’équipe de chantier avaient déjà emménagé sur le site.

Le vendredi 3 janvier au matin, nous recevons un message de notre père heureux de nous annoncer que le plancher du dernier étage venait d’être coulé ce jour et qu’il avait hâte de pouvoir nous recevoir dans leur nouvel havre de paix. A 13h, ma mère quitte le site pour se rendre à un RDV sur sihanoukville. A 16h, mon frère réveille mon père de sa sieste pour l’avertir qu’il part faire un tour avec ses amis à la plage. Mon père décide alors de dire aux ouvriers de prendre congés. A ce moment là, le chef de chantier lui demande d’acheter des tuyaux pour la journée de demain. A 16h10, il part du site pour aller faire quelques courses pendant que les ouvriers se retrouvent tous pour fêter la pose du dernier étage. Quelques femmes improvisent une buvette pour distribuer des bières fraîches, pendant que certains préparent le dîner et d’autres se lancent dans une partie de jeu de cartes.
A 16h30, un bruit effrayant et des cris d’horreur annoncent la catastrophe qui vient de se produire. L’immeuble s’est écroulé et va causer la mort de 36 personnes, 23 blessés et un destin de nouveau bouleversé.

C’est avec émotion que nous avons écrit ces quelques mots, et que nous faisons appel à votre aide pour soutenir financièrement les victimes de ce drame.

Nous ne pourrons jamais oublier ou changer le cours cette journée, ni le nombre des victimes, ni les vies brisées...

Nous pouvons par contre à notre échelle aider les victimes à :
- participer aux funérailles des défunts
- subvenir aux soins et hospitalisations des blessés
- aider les victimes qui ont tout perdu à reconstruire une nouvelle vie

Suite à nos échanges avec le gouvernement Cambodgien et les organismes publics, nos parents sont responsables de l’indemnisation des victimes qui est estimée à plusieurs centaines de milliers de dollars. Nous remercions sincèrement chaque personne qui seront solidaire dans cette situation difficile.

Nous vous partagerons ensuite comment vos contributions vont aider les victimes.


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ENGLISH VERSION:

This page was created to help the victims of a human and material disaster, the collapse of a building under construction in Kep province in Cambodia, killing 36 people and injuring more than 23.

We are a sibling of 6 children of Cambodian origin and wish to help our parents, Saroun and Sothy EK, owners of this building as well as the victims of this drama which affected them this Friday, January 3, 2020.

To better understand our call for help, we would like to share their story in a few words:

In 1975, Saroun and Sothy are two young Cambodians of 20 and 16 years old, students, ambitious, with full of dreams to develop their country and suddenly were in the middle of one of the most important genocides that a country is going to undergo. The running Pol Pot regime will make more than 1.7 million deaths and our parents will experience this horror for almost 5 years ... My parents will first be imprisoned and forced into forced labor, then my father will then be tortured for more 6 months and left for dead on the side of a road, weighing less than 30 kg. He will be saved by my grandmother, who carries wheelbarrows over 48 kilometers. In 1979, my parents fled the country after being wanted by the Khmer Rouge who learned that they were still alive.

They will first hide in the mountains near Battambang. My mother will give birth to our big sister in a village near the Tonle sap river and just after her birth, she will walk 3 days and 2 nights through the jungle in extreme conditions (without food and in the monsoon) to reach a camp of refugees at the Thai border called KID. They lived there for 2 and a half years and will then be transferred to France to rebuild a new life.

In France, they move from host family to host family, begin to learn French, manage to recover second-hand clothes and food donations to meet our basic needs. Shortly after, they combine small jobs into small jobs in order to find us a roof, become independent and regain their dignity. France has been an incredible help and has allowed them to bounce back and above all to be able to dream of a better life again. For 25 years, our parents worked very hard and opened several businesses that were more or less successful but they fought to finally succeed in a taxi career in the Paris region. However, they kept having nostalgia for their country, for their childhood dreams. They were thinking of their friends or families who stayed there who survived the genocide and wanted to help them from the bottom of their hearts help them to live in this country which remains one of the poorest in the world.

Once their children were sufficiently adult, their decision is made to return to Cambodia. They sold their business, finance part of our studies in France and took our 4-year-old little brother Monetrey on this new adventure.

Arrived in Sihanoukville in 2006 with their small savings, they discovered a country bruised by war, of terrible poverty but a smiling and revenge people who love their country. They will then decide to invest in tourism by creating guesthouses on the beach in Otres and participate in the economic development of the region. Happy with this simple life, they rediscover the traditional values ​​that built their childhood. Unfortunately, the power of real estate developers made them expropriate from their little piece of paradise. Cambodia will then be in the midst of a real estate boom, the land was taken away by the government and our parents regained the opportunity to reinvest in real estate with the acquisition of a land where they were going to build a building. They invested all their savings, go into debt and built a building to rent apartments! Investors quickly established themselves in Sihanoukville, and this peaceful seaside resort quickly lost its charm, giving way to a race to build luxury hotels and casinos. They then decide to go to Kep, Cambodia's second seaside resort still preserved, to rebuild a new similar project there, but with the aim of spending their retirement there.

Once again in debt, they started this new project.

Our parents then naturally offer the same site team to accompany them. Proposal accepted, they were delighted because they had developed a sincere relationship and real links have been created over the years. After 1 year of work, the project was 90% complete and my parents, my brother and part of the site team had already moved to the site.

Friday morning, January 3, we receive a message from our father who is happy to announce that the floor of the top floor had just been poured today and that he was looking forward to receiving us in their new haven. At 1 p.m., my mother left the site to go to an appointment on Sihanoukville. At 4 p.m., my brother waked my father from his nap to warn him that he will be going for a walk with his friends at the beach. My father then decided to tell the workers to take time off. At that time, the site manager asked him to buy pipes for the day tomorrow. At 4:10 pm, he left the site to go do some shopping while the workers all met up to celebrate the installation of the last top floor. Some women improvised a bar to distribute cold beers, while some prepared dinner and others engage in a game of card game.

At 4.30 p.m., a frightening noise and cries of horror announce the disaster that has just occurred. The building collapsed, causing the death of 36 people, 23 wounded and a fate turned upside down again.

It is with emotion that we wrote these few words, and that we ask for your help to financially support the victims of this tragedy.

We can never forget or change the course this day, the number of victims, or the lives shattered ...

On the other hand, we can help victims on our scale:
- participate in the funeral of the deceased
- provide care and hospitalization for the injured
- helping victims who lost everything to rebuild a new life 

Following our discussions with the Cambodian government and public bodies, our parents are responsible for compensating the victims, which is estimated at several hundred thousand dollars. We sincerely thank each person who will be united in this difficult situation.

We will then share with you how your contributions will help the victims.

Donations (0)

  • Antoine Maillet 
    • €50 
    • 2 d
  • Fanny Mastantuono  
    • €10 
    • 3 d
  • Soumia Miloudi 
    • €100 
    • 4 d
  • GEORGES et REGINE OLIVERAS 
    • €100 
    • 4 d
  • Adeline Lesueur 
    • €20 
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