Soutien aux grévistes du Dépôt RATP de Thiais

                          LES AGENTS RATP DE THIAIS ONT BESOIN DE VOUS !!
Contrairement à ce que peut essayer de vous faire croire le gouvernement, la RATP et les régimes dit «  spéciaux » plus généralement ne seront pas les seuls concernés par cette réforme, les salariés du privé subiront eux aussi une baisse conséquente de leur pension et un allongement tout aussi conséquent de leur durée de travail.

 - "La valeur du point ne baissera pas"

10€ cotisés vaudront 1 point qui vaudra à la retraite 0,55€ (valeur initiale).
Tout d'abord on l'a vu dans d'autres pays où la même promesse avait été faite, celle-ci n'a pas été tenue mais si tel était le cas, quelles garanties avons-nous que la valeur d'achat elle, n'augmentera pas.
En effet si la valeur d'achat montait ne serait-ce que de 1€ soit 11€ cotisés pour 1 point, c'est 100€ de pension en moins, pour 12€ c'est 170€ en moins.
Sans parler d’un potentiel gel du point comme pour le point d’indice pour les fonctionnaires.

- "La retraite par points, c'est l'égalité de traitement"

Vraiment ? Pas si sûr, puisqu'il y aura un âge pivot (64 ans), s’il n'est pas atteint pas le salarié celui-ci subira une décote et à l'inverse s’il le dépasse bénéficiera d'une surcote.

Deux personnes ayant eu une carrière et des cotisations identiques mais un âge différent seulement au moment de partir à la retraite, n'auront pas les mêmes droits.

 - « 100 % des actifs seront couverts »

Encore une fois, raté ! La réalité est une fois de plus quelque peu différente, tous les salariés cotiseront mais seulement sur la partie des revenus qui n'excède pas 3 fois le plafond de la sécurité sociale, valeur de référence permettant le calcul des prestations sociales. En 2019, ce plafond annuel s'élève à 40524€. 3 fois 40524 cela nous amène à environ 120000€ par an et donc 10000€ par mois. Les pensions étant proportionnelles aux cotisations versées, ceux qui gagnent des revenus au-delà de cette limite de 10000€/mois et qui voudraient améliorer leur retraite seront donc incités à aller placer leur argent dans des fonds d’épargne privés, ou fonds de pension… Ça tombe bien, la loi Pacte, votée en avril, a prévu un régime fiscal très allégé pour ces placements. Jusqu’alors, les très hauts salaires cotisaient dans le système solidaire jusqu’à huit fois le plafond de la Sécu (324 192 euros par an) via la retraite complémentaire Agirc-Arrco.

Encore un cadeau pour les plus aisés !!

 - « Un système plus avantageux pour les petites rémunérations et les carrières heurtées »

D’après Delevoye, un système qui permet d’accumuler des droits à la retraite (les points) sur tous les salaires serait plus avantageux que le système actuel qui ne prend en compte qu’une partie des salaires. En effet, il faut dans le système actuel cumuler 150 heures travaillées pour valider un trimestre ; et en-dessous de ce seuil, les cotisations ne se transforment pas en droits pour la retraite mais la pension étant établit sur la moyenne des 25 meilleures années de salaires, et non sur tous les salaires : en neutralisant les plus faibles, la retraite doit donc s’en trouver théoriquement augmentée. Dans les faits, pour les carrières longues et ascendantes, c’est le cas. C’est moins vrai pour les carrières hachées et courtes, qui ne laissent pas le « choix » des années de salaire à prendre en compte. C’est ce qui fait dire au Conseil d’orientation des retraites (COR) – et à Jean-Paul Delevoye - que cette règle agit « en défaveur des assurés à carrière courte ».
Cela rend-il le système Delevoye forcément meilleur ? Non, car, ajoute le COR : « L’idée de prendre en compte l’intégralité des salaires de la carrière (…) serait globalement moins favorable aux assurés ». En clair, les inégalités seraient réduites… par le nivellement des pensions vers le bas ! Mais, cela, Jean-Paul Delevoye se garde bien de le dire.

 - « Les droits à la retraite constitués dans les anciens régimes seront garantis »

Delevoye assure que « les droits à la retraite constitués (…) avant le 1er janvier 2025 seront garantis à 100 % » mais il dit aussi il est aussi précisé que, « par souci de lisibilité, ces droits seront transformés en points du nouveau système », aïe, c'est là que ça coince !
Les droits acquis seront donc bien conservés… mais des pertes ne sont pas à exclure avec l’adaptation des règles d’un système à l’autre.

L’exemple qui figure dans le rapport n’est pas rassurant : une salariée née en 1980 se verrait appliquer, au moment du changement de système, une « proratisation » de ses droits sur la base des anciennes règles. Ainsi, pour le calcul de sa pension, on prendrait en compte ses 13 meilleures années de salaire perçues avant la réforme… Sauf que, dans l’ancien système, ces années-là n’auraient peut-être pas toutes été retenues en bout de carrière parmi les 25 meilleures années de salaire. Les années les mieux rémunérées sont en effet peut-être encore à venir.

Et la valeur du point des anciens régimes sera-t-elle la même que le nouveau ???

 - « Le maintien d’avantages spécifiques » à certaines professions

Ah il ne serait plus question d'en finir avec les régimes spéciaux ! Nous pourrions vous parler des députés, sénateurs ou autres ministres, mais la réforme n'en parle pas, non on parle là principalement des artistes, des marins et des journalistes, et oui, ces professions cotisent moins que les autres et le principe d’« un euro cotisé donne les mêmes droits à tous », se traduirait par une baisse de leurs pensions. Le rapport Delevoye estime donc « légitime de financer par le budget de l’État la prise en charge » des points manquants. Sur le principe, cela semble solide… mais attention, danger : qui dit prise en charge par l’État dit remise en cause possible de ces droits à chaque loi budgétaire votée par le Parlement !

 - « Un âge légal de départ maintenu à 62 ans »
Alors qu'une des grandes promesses de Macron lors des présidentielle était "l’âge légal de la retraite restera fixé à 62 ans", le système universel incitera au prolongement de l’activité même s’il sera toujours possible de partir plus tôt. Comme on en a parlé plus haut, la mise en place d'un âge pivot avec une décote de 5% par an si l'on part avant, ne laissera d'autre choix à beaucoup que d'attendre au minimum les 64 ans, même en cas de chômage de plus en plus fréquent chez les séniors. De plus cet âge pivot est voué a évolué avec l'évolution de l'espérance de vie, et serait notamment repoussé à 66,5 ans pour la génération 90.

- « La clause du grand-père, du grand-frère » ou tout autre membre de la famille

Divide et impera ou diviser et régner, la locution presque aussi vieille que l’Humanité peut encore fonctionner. L’idée est de reporter les supposés « bienfaits » de cette réforme sur les générations de retraités futures.
L’annonce d’aujourd’hui parle des travailleurs nés après 1975 et 1985 pour les régimes spéciaux, et cela pour que ceux les plus proches de la retraite ne se sentant plus concernés, reprennent le travail et laissent à la charge des plus jeunes de défendre leur bifteck.
Or rien n’assure que d’ici 2037, dernière date à laquelle ceux nés jusqu’en 1975 partiront à la retraite, d’autres réformes ne les inclus pas dans le système de retraite à points, les plus jeunes étant déjà dans le système ne se sentiraient alors plus concernés pour les aider à défendre leurs acquis.
Et puis, beaucoup de ceux nés avant 1975 ont des conjoint(e)s, des enfants, de la famille nés après 1975 ou 1985 pour les régimes spéciaux, sont-ils prêts à leur laisser subir ce système qui je le démontre plus haut n’est destiné qu’à repousser l’âge de départ en retraite, et donc nous faire travailler toujours plus longtemps pour toujours moins d’argent et alimenter des fonds de pensions privés.

Bien que ce qui nous ferait le plus plaisir serait de vous voir nous rejoindre dans une grève massive et générale, nous savons qu’il peut être difficile pour beaucoup d’entre vous de se mettre en grève, de par la taille de leurs entreprises, leurs statuts dans l’entreprise ou faute de moyen financier pour s’engager dans de l’illimité,  c’est pourquoi nous vous sollicitons afin de nous soutenir et nous aider à tenir jusqu’au retrait de ce projet de loi en participant à notre caisse de grève en ligne !


Il N’Y A QUE SI LE "JE"  DEVIENT  "NOUS" 
QUE NOUS POURRONS LES METTRE A "GENOUX"

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David Bauer 
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Thiais (Val-de-Marne), France
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